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28 juin 2012 4 28 /06 /juin /2012 22:43

cloverfield.jpg

 

New-York sous attaque, la Statue de la Liberté décapitée, un Godzilla façon 2000 qui envoie valdinguer les hélicoptères et chie des drôles d'insectes géants dont la morsure a des propriétés décapantes, et au milieu du chaos ambiant un petit groupe de jeunes gens qui tente de survivre et d'aller sauver l'une des leurs.

 

Cloverfield est tellement connu et tellement commenté que j'ai sérieusement hésité à en faire un article et puis bon, après tout, tout de même, pourquoi pas, y a pas de raison, tralala, voili voilou. Ecrire des critiques de films d'horreur est toujours plus enrichissant que de klaxonner comme un con sur les boulevards parce que son équipe vient de gagner un match, ainsi que sont en train de le faire une ribambelle de crétins à proximité de mon immeuble...

 

Je crois savoir que le réalisateur du film s'est toujours défendu d'avoir fait un Godzilla. Mais franchement, soit c'est à prendre au second degré, soit c'est de la mauvaise foi. Ce n'est pas grave, on est tous de mauvaise foi de temps en temps et moi le premier, mais bon il faut bien admettre que oui, bien sûr que Cloverfield est une sorte de Godzilla, ça saute aux yeux et ça n'a rien d'infâmant ! — De fait,  lorsque l'un des personnages principaux du film était sur le point de s'envoler pour le Japon avant que les hostilités ne commencent et que l'un de ses camarades lui fait remarquer qu'il aurait mieux fait de partir un jour plus tôt, il est difficile de ne pas y voir un clin d'oeil ironique sur le fait qu'en général le genre de catastrophes présenté dans Cloverfied arrive plus souvent à Tokyo qu'à New-York. — Donc oui, mille fois oui, c'est un Godzilla. Et un très bon, qui plus est.

 

Cloverfield fait partie de ces films que j'aime de plus en plus à mesure que je les revois. La première fois je l'avais trouvé juste pas mal et ce soir, pour la troisième ou quatrième fois que je le regarde, je me rends compte que c'est une vraie réussite, rythmée, accrocheuse, intelligente et magnifiquement ficelée. Bien entendu, le film ne manque pas d'incohérences presque inhérente au style « caméra embarquée ». Cette obsession des personnages de filmer tout ce qui se passe autour d'eux alors que la logique voudrait surtout qu'ils prennent leurs jambes à leur cou sans se soucier de maintenir à hauteur de thorax leur camescope est franchement artificielle et interroge, mais pour peu que l'on admette que tout cela n'est que du cinéma et que l'on accepte de passer outre, ce qui n'est ni difficile ni outrageant, on se retrouve face à un merveilleux spectacle.

 

Multipliant les scènes-choc sans abrutir ou donner mal à la tête au spectateur, choisissant de laisser des pans entier de son univers dans le flou le plus complet et renforçant ainsi son caractère angoissant et déroutant, Cloverfield apparaît à la fois comme un film de monstres et comme un cauchemar de quatre-vingt-dix minutes, dans les deux cas du plus bel effet. Un film à voir, sans hésitation, même si l'article que je lui consacre est objectivement écrit avec les pieds. Mais c'est parce qu'avec la chaleur, j'ai les mains moites.


Sur ce, je vous laisse !

 

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