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19 avril 2015 7 19 /04 /avril /2015 09:13

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Recherchés par les autorités autrichiennes, Maria et Rudolph Frankenstein ont élu domicile dans le sud des États-Unis, où le climat orageux convient parfaitement aux expérimentations de la scientifique qui a décidé, au grand dam de son frère, de perpétuer l'oeuvre de son grand-père. Tandis qu'elle espère trouver un sujet grand et fort afin de le transformer en créature vouée à satisfaire ses moindres désirs, elle croise la route du hors-la-loi Jesse James et de son compagnon Hank, une machine à muscles sur jambes.

 

Je vous résume tout cela grossièrement, mais bon en gros l'histoire repose à peu près là-dessus. Un mélange entre western et histoire de Frankenstein, avec un titre français plutôt trompeur. Je sais bien que Frankenstein ne désigne pas la créature, mais le docteur qui la crée. Cependant, il est assez fréquent que le nom Frankenstein, par abus et assimilation, soit utilisé pour caractériser la créature elle-même. Et je m'attendais donc sottement à un match fracassant entre une figure légendaire de l'Ouest et le « monstre » de Mary Shelley. Un beau nanar en perspective.

 

Au lieu de ça, on a juste droit à deux histoires qui finissent par se rejoindre : d'un côté, les expériences de madame Frankenstein, sorte de Marion-Maréchal Le Pen à l'autrichienne, ce qui n'est pas loin du pléonasme. Et de l'autre, les aventures de Jesse James et de son comparse Hank, qui joue à peu près aussi mal qu'il est bien foutu, ce qui n'est pas peu dire. Pas d'abominations, pas de chimères diaboliques, juste de la parlotte et un scénario qui se traîne dans un soporifisme aberrant, malgré toutes ses tentatives d'y incorporer des scènes d'action et des musiques hystériques.

 

Si le film fait sourire par moment – il suffit de voir la tronche du casque de Maria Frankenstein pour pouffer allègrement –, il est avant tout formidablement ennuyeux. Je me suis fait caguer devant ce truc comme ça ne m'était pas arrivé depuis longtemps, et pourtant je partais sur un a-priori positif, espérant une vraie belle série Z à la Roger Corman. Mais c'est lent. Dieu que c'est lent. Et il ne se passe rien. Et quand il se passe quelque chose, on n'en a rien à foutre. Autant dire que, même dans l'espoir de rigoler, vous pouvez passer votre chemin : Jesse James contre Frankenstein n'est même pas un nanar, c'est juste un navet dénué de charme, et servi par une édition DVD dégueulasse. Normal, c'est du Bach.

 

Sur ce, je vous laisse.

  

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commentaires

Mr. Villaine 19/04/2015 10:17

En fait, à la base, le film était un peu plus intéressant. C'est un des premier X américains.
la censure a fait le reste, ne demeurent plus que quelques scènes qui servaient d'interlude au passages les plus hot. Les scènes coupées étaient beaucoup plus stimulantes pour le spectateur.

Cali Gari 19/04/2015 14:11



Je te laisse la responsabilité de tes fantasmes... !