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6 septembre 2013 5 06 /09 /septembre /2013 23:53

poster-copie-1.jpg

 

Un village au bord de la faillite et des araignées géantes qui l'attaquent, une femme-flic qui combat l'invasion avec son ancien amoureux revenu sur les lieux après dix ans d'absence et pile au mauvais moment, un gamin surdoué qui explique aux autres comment s'y prendre avec les arachnides et sa grande soeur campée par Scarlett Johansson quand elle avait dix-huit ans, ce qui n'est pas spécialement déplaisant. Il y a tout cela dans Arac Attack, et bien plus encore !

 

Personne ne se lance dans un film pareil en le prenant au sérieux, ce qui tombe bien puisque ce n'est pas un film sérieux du tout. Usant d'un scénario-prétexte vite balayé, jouant sur les clichés avec un certain bonheur, Arac Attack tend plus vers le cartoon que vers la parodie, accumulant les scènes burlesques et les dialogues foutraques tout en prenant un certain plaisir à dégommer tout ce qui ressemble de près ou de loin à un animal de compagnie, autruches comprises.

 

On passe un bon moment devant ce film qui s'assume totalement dans la forme comme dans le fond. Pas de grands fous rires, mais un rythme soutenu qui faiblit rarement et quelques scènes où les acteurs, pas toujours spécialement convaincants, trouvent le moyen de s'exprimer. Pour être franc, c'est dur d'en dire plus sur ce film : si vous avez envie de regarder un nanar conçu comme tel, Arac Attack vaut le détour. Si vous avez plutôt envie de regarder un film qui évoque les classes populaires britanniques évoluant dans la pauvreté tandis que Thatcher impose au pays des mesures ultra-libérales, un Ken Loach sera nettement plus indiqué.

 

Sur ce, je vous laisse !

 

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14 août 2012 2 14 /08 /août /2012 23:42

Shark-Night-3D-Movie-Poster.jpg

 

 
Comme cette affiche vous l'indique, Shark s'intitule à la base Shark Night 3D, parce qu'il semblerait que quelques scènes aient été tournées pour la 3D comme c'est la mode en ce moment. Personnellement je n'ai pas eu besoin de porter des lunettes spéciales, un équipement audio particulier ou quelque prothèse pubienne que ce soit pour regarder le film et l'apprécier à sa juste valeur et précisément là où il se situe : au-dessous du niveau de la mer.

 

Voici donc un film qui nous raconte l'histoire d'un petit groupe d'étudiants qui partent faire les fous sur un lac d'eau salé et finissent entre les dents de requins tous plus énormes, affamés et retors les uns que les autres. Naturellement, on ne s'attend pas à un chef-d'oeuvre mais on espère tout de même un petit nanar qui se laisse regarder, une énième resucée du chef-d'oeuvre qu'est Jaws avec du hip-hop en générique de fin et des nanas qui montrent leurs nibards dés que l'occasion se présente.

 

Hé bien même pour cela c'est une déception. De nibards, nib. De hip-hop, pas plus. Par contre, le scénariste a jugé bon de raccorder son histoire de requins avec celle d'un trio de jobards dégénérés qui s'amusent à bousiller le touriste via requins interposés, car oui ces braves poissons ne sont pas venus tout seuls : on les a amenés dans ce lac, et on a les a équipés de caméras pour filmer leurs carnages... Vous avez dit grotesque ?

 

Ajoutons à cela que les motivations de ces trois serial killers aquatiques sont soit totalement floues, soit parfaitement insanes, et l'on comprendra que ce n'est pas avec cette trouvaille mirifique que Shark va révolutionner le film de requin. Il ne fait que confirmer ce que nous savions déjà : Spielberg a initié le genre et l'a tué dans la foulée en signant d'emblée un film écrasant de par son talent, son intelligence et sa subtilité.

 

Bref, à voir si vous avez envie d'apprendre deux ou trois choses sur les requins et si vous n'avez pas Planète ou n'êtes pas abonnés à National Geographic, mais les ichtyophobes et les allergiques à l'eau de mer ont le droit de passer leur chemin...


Sur ce, je vous laisse !

 

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22 mai 2012 2 22 /05 /mai /2012 21:47

tremors.jpg

 

Mai 2007, second tour des élections présidentilles qui consacrent Nicolas Sarkozy à la tête de l'Etat. Votre serviteur dépité par ce qu'il juge — et l'avenir lui donnera raison — une catastrophe nationale, décide de se vider la tête en regardant un film où des vers géants mangent des gens. C'est fort heureusement très précisément ce que Tremors lui propose, et malgré toute sa rogne et sa rancoeur, votre serviteur susnommé parvient tout de même à passer une soirée acceptable.

 

Mai 2012, depuis quelques jours Nicolas Sarkozy n'est plus Président de la République et votre éternel serviteur, accompagné par un ami qui lui ne l'est pas, votre serviteur, ressort de sa dévédéthèque le Tremors dont je vous entretenais au sein du paragraphe précédent et passe de nouveau devant une fort bonne soirée, tout libéré qu'il est du goût de la défaite et de la peur pour sa patrie en danger.

 

Ainsi, de même qu'un dessin de Reiser en une d'un Charlie-Hebdo de 1973 proclamait : « La gauche se console : on a les plus belles femmes ! », votre serviteur pourrait clamer sans craindre de passer pour un mauvais esprit : « La gauche se réjouit : elle a les meilleurs films ! ». Vous en connaissez beaucoup, vous, des bons films de droite ? Le jour où Ken Loach signera des biopics hagiographiques de Margaret Thatcher, on en reparlera. Mais ce n'est pas gagné.

 

Ce petit intermède politique achevé, empressons-nous de dire quelque chose d'important : Tremors n'a rien, mais alors rien du tout de politique. Autant dire que cette introduction n'avait aucun lien d'aucune sorte avec le film dont je suis censé vous causer. Mais de toute manière, Tremors étant ce qu'il convient d'appeler un film culte, vous l'avez déjà tous probablement déjà vu ou en avez suffisamment entendu parler pour que cet article soit aussi vain que vaniteux.

 

Mais je vais tout de même vous dire pourquoi j'aime tellement Tremors : parce que c'est un film qui s'assume. Déployant ses personnages à la fois typiques et extraordinaires, caricaturaux mais subtils, au sein d'une situation totalement délirante qu'il mène de A à Z sans jamais dévier de sa trajectoire, il est un magnifique exemple de film d'exploitation ironique qui ne fait ni dans le pastiche, ni dans la parodie. C'est juste, je le répète, un film qui s'assume. On retrouve ça dans La Petite boutique des horreurs de Frank Oz, on retrouve ça dans Convoy de Sam Peckinpah, on retrouve ça peut-être dans Pierrot le fou de Godard, bref on retrouve ça un peu partout, mais pas tout le temps, et même presque jamais...

 

Drôle et prenant, terriblement attachant aussi, Tremors est un film universel, le genre de films que tout le monde est susceptible d'aimer, qui vous charme sans crier gare et vous demeure en tête bien plus longtemps qu'on ne l'aurait cru. Aussi futile voire bébête puisse t-il paraître, c'est un film que je n'hésiterais jamais à défendre et qui compte parmi mes préférés. Prochaine étape : revoir ses différentes suites qui m'avaient elles aussi fait un immense plaisir !

 

Sur ce, je vous laisse...

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3 septembre 2011 6 03 /09 /septembre /2011 22:30

Piranha-3D-Affiche-France.jpg

 

Donc, vous connaissez l'histoire : un tremblement de terre et des piranhas préhistoriques qui reviennent à la surface après des milliers d'années pour dévorer tout ce qui nage.

 

On comprend bien qu'Alexandre Aja a voulu s'inspirer de tous les films de séries B ou Z qui ont été réalisés, à la suite de Jaws, dans les années soixante-dix et quatre-vingt. L'ennui, c'est que ce n'est pas en copiant des mauvais films qu'on en réalise un bon. Et ce n'est pas en collant Richard Dreyfuss comme invité surprise de son générique qu'on s'inscrit dans la lignée de Spielberg.

 

Accumulant les clichés, dont on nous dira naturellement qu'il faut les prendre au second degré, avant de sombrer dans un gore sadique et délirant, Aja nous confirme avec ce film qu'il est le roi des tacherons sordides et le spécialiste des boucheries sans âme, ce que déjà en son temps Haute tension laissait supposer. Ni ludique, ni sexy, ni amusant, ni intelligent, ni talentueux, mais capable de tenir une caméra pour pas cher, ce qui ne manque pas de séduire les producteurs américains. Qui peuvent ensuire compter sur l'esprit chauvin-cocorico et les copinages de Mad Movies pour assurer au film une bonne promotion dans l'Hexagone.

 

Bref, ça a beau se passer dans l'eau salé, c'est parfaitement insipide. Reportez vous au Piranha que Joe Dante réalisa en 1978 si vous voulez voir un film de petits poissons pas trop raté. Ou alors Le Monde de Nemo, mais je vous accorde que ce dernier manque cruellement de nichons. Gianna Michaels chez Pixar, ça c'est une idée qu'elle serait bonne !

 

Sur ce, je vous laisse. Glouglou.

 

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3 septembre 2011 6 03 /09 /septembre /2011 05:54

Sea_Beast_TrueFRENCH_DVDRiP_2011_By_PlaneteDDL.com-copie-1.jpg

 

Résumé des épisodes précédents : après s'être regardé Grizzly park, Cali Gari votre serviteur continue sa tournée des nanars avec Sea attack de Paul Ziller, dans lequel des poissons improbables paralysent et dévorent des gens qui ne leur ont rien demandé.

 

A noter que, comme c'est fréquent avec ce genre de films, Sea attack existe sous de nombreux titres. Quoique classé par IMDb avec l'intitulé Troglodyte, il semble avant tout avoir été exploité avec celui de Sea Beast. En France, alors que le générique indique Carnage en haute mer, il vient cependant de sortir (ou ressortir peut-être) en dvd sous le nom de Sea attack. Bref, un foutoir qui en dit long sur celui du film proprement dit.

 

Parce qu'on est évidemment encore en présence d'un film qui part dans tous les sens sans jamais parvenir à décoller, et accumule clichés et stupideries, banalitudes et vacuitages sans rougir une seule seconde. Une seule chose le démarque de ses congénères : ses personnages sont encore plus crétins que la moyenne. Le type qui tombe nez à nez dans les bois avec une espèce de poisson amphibie bourré de dents et qui ne trouve rien de mieux à faire que d'essayer de le prendre en photo plutôt que de s'enfuir à toute jambe, c'est déjà très fort. Mais le même type qui, une fois mordu et nanti d'une plaie au bras béante et purulente, fait comme si de rien n'était et proteste qu'il n'est pas nécessaire de se soigner, ça atteint des sommets...

 

A noter toutefois que le monstre est plutôt bien fait. Pas tellement dans le fond, où il apparait comme un mélange entre Alien et Predator à lui tout seul, mais dans la forme où les effets spéciaux et les images de synthèse ne choquent pas et se fondent bien dans l'environnement. Mais à part ce petit détail, on s'ennuie ferme et on n'a que rarement l'occasion de rigoler devant ce truc.


sur ce, je vous laisse !

 

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31 août 2011 3 31 /08 /août /2011 00:14

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Huit jeunes délinquants, un tueur psychopathe, un ranger atone et un grizzly misanthrope, voilà l'impressionnant casting de ce film dont chacun aura compris rien qu'en regardant l'affiche qu'il s'agit d'un nanar, certes forestier, mais nanar quand même.

 

Grizzly park, ce n'est d'ailleurs pas une surprise, ne manque pas de défauts. Primo, son scénario est particulièrement embrouillé, et cela dés le commencement. Dans la mesure où les gros méchants ours sont les prédateurs principaux de ce bidule, était-il vraiment nécessaire de s'encombrer d'un évadé de prison qui charcute tout ce qui passe à sa portée ?

 

Secundo, ses acteurs sont particulièrement indigents. Il faut dire que j'ai regardé le film en version française, avec des doubleurs peinant parfois à masquer leur accent canadien et mettant autant de coeur dans leur interprétation que j'en mets à me priver de saucisson pour faire baisser mon cholestérol. Cela dit, à en juger par leurs mimiques affligeantes ou leurs rictus sans saveur, il est permis de penser que les comédiens originaux ne s'en sortaient guère mieux.

 

Troisio, les dialogues sont mauvais et le scénario donne assez souvent l'impression que tout cela a été écrit par un enfant de quatorze ans. Je n'arrive malheureusement pas à trouver la date de naissance de Tom Skull, dont c'est là l'unique scénario et l'unique réalisation, si l'on en croit IMDb. Et moi, je crois toujours tout ce que dit IMDb.

 

Quatrièmo, il y a toute une flopée de jolies nanas mais on n'en voit pas une seule toute nue ou, au moins, topless. C'est un manquement impardonnable de la part d'un nanar, qui me conforte cependant dans l'idée que son réalisateur a moins de dix-huit ans et craignait de se faire gronder par sa maman.

 

Cinquièmo, et dernièro, le film souffre d'un manque cruel de tenue, oscillant entre des tentatives d'angoisse suggérée à de gros plans gores qui font sourire de par leur naïveté, balbutiant entre premier degré farouche et humour noir grand-guignolesque. On ne sait pas trop sur quel pied danser, et l'on a du mal à suivre le mouvement.

 

Quant à la fin du film, elle laisse quelque peu perplexe. Je ne suis pas certain d'avoir compris où le film voulait en venir, mais pour tout dire je m'en fiche un peu.

 

Bref, si vous avez envie de regarder un nanar, un beau, un vrai de vrai, authentique et nourri au grain, Grizzly park est fait pour vous. Sincèrement, vous ne serez pas déçus du voyage et vous passerez même un bon moment devant. Mais si vous avez envie de regarder un bon, ou disons un vrai film concernant les ursidés, mieux vaut vous laisser tenter par L'Ours de Jean-Jacques Annaud ou le Grizzly man de Werner Herzog, documentaire que je n'ai pas encore vu mais dont j'entends dire le plus grand bien.

 

Sur ce, je vous laisse. Grooooar.

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1 mai 2011 7 01 /05 /mai /2011 07:01

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Comme vous l'aurez compris en découvrant le titre original de ce film, Kingdom of the spiders, « le royaume des araignées », un titre franchement pas terrible par ailleurs, L'Horrible invasion (ce n'est guère mieux) nous entretient de méchantes bébêtes à huit pattes qui se mettent à attaquer en surnombre et avec une pugnacité qui force le respect tout ce qu'elles trouvent de vivant sur leur passage, transformant ainsi la paisible région de l'Arizona où elles ont élu domicile en un abominable cauchemar pour arachnophobes militants.

 

Bon, ce n'est pas exceptionnel comme résumé mais pour parler franchement L'Horrible invasion ne propose rien de bien original dans son argument de base. On est en plein dans cette vogue des films plus ou moins insectoïdes (oui je sais : les araignées ne sont pas des insectes...) qui se donnent des allures de films catastrophes, combinant ainsi deux genres qui, il est vrai, ont moyen de se marier avec bonheur. Plus connu, peut-être plus réussi aussi malgré ses nombreuses incohérences, L'Inévitable catastrophe devait ainsi sortir sur les écrans un an plus tard.

 

Ici, on s'amusera de voir les attaques d'araignées filmées au début à la manière subjective façon Spielberg dans Jaws qui, décidément, aura traumatisé tous les réalisateurs de films de genre pour les dix ans à venir. On y retrouve d'ailleurs cette même volonté, propre aux années soixante-dix il est vrai, d'ancrer l'action dans un climat et une réalité sociale bien définie, se voulant réaliste mais tombant quelque peu dans le cliché paresseux en ce qui concerne Kingdom of the spiders : le vétérinaire beau gosse et truculent prenant soin de sa veuve de belle-soeur, le garagiste camelot sans succès, le maire qui n'a d'autre obsession que la foire du comté, la blonde de la ville qui se révèle être entomologiste, etc. On se demande d'ailleurs ce qu'une entomologiste vient faire dans l'histoire puisque, derechef, les araignées ne sont pas des insectes, mais bon...

 

On s'amusera aussi de voir tous ces braves arizoniens ne pas s'émouvoir spécialement de la présence sur leur sol de ce qui ressemble clairement à des mygales. Je ne suis pas un spécialiste en la matière, mais il ne me semble pas que cette espèce d'araignée soit particulièrement répandue dans cette région des Etats-Unis. Il est vrai qu'on en trouve au Mexique, mais de là à ce qu'un paysan du coin ne signale pas immédiatement un nid à mygales établi sur ses terres et dans lequel grouille plus d'une centaine de ces gentilles mandibulaires, c'est tout de même une attitude dont le flegme relève plus de la Grande-Bretagne que des contrées désertiques des Etats-Unis...

 

Du coup, lorsque les faits deviennent clairement dramatiques et que l'attaque en masse commence, on a un petit peu envie, toute empathie mise à part, de faire remarquer à chacune de ces personnes que ça leur pendait tout de même au nez, cette histoire...

 

Malgré toutes ces critiques et toute cette morgue ironique, n'allez pas croire que j'ai détesté ce film. Il a beau souffrir de nombreux défauts, et en premier lieu un début poussif et manquant cruellement d'originalité, il se révèle dans sa dernière partie assez impressionnant. J'espère ne pas faire dans le spoiler en écrivant que, par exemple, la séquence de l'attaque en règle de la ville se distingue par une énergie certaine, soudaine éruption de violence au sein d'un film qui, jusqu'ici, s'obstinait dans la platitude. Si la cassure de rythme est assez maladroite, elle a au moins le mérite de réveiller le spectateur. S'ensuit un huis-clos au sein duquel la tension et l'angoisse sont fort bien rendues. Bref, c'est dans ses dernières trente minutes que L'Horrible invasion devient enfin prenant et mérite qu'on se rongeasse quelque peu les ongles. Le film se distingue même dans le profond désespoir qu'il exhale. Je ne peux pas trop en dire, là encore pour ne pas trop déflorer l'intrigue du film, mais j'ai été très surpris par l'implacable noirceur de son propos. C'est le seul moment où l'on observe enfin un vraie marque d'originalité et, puisque mieux vaut tard que jamais, c'est fichtrement louable...

 

Bref, si vous aimez les histoires d'animaux qui mordent ou qui piquent, si vous aimez les paysages de l'Arizona et la country-music, si vous aimez les films catastrophes des seventies et les bonnes bouilles burinées par le soleil des patelins rouges, alors L'Horrible invasion saura peut-être vous satisfaire. C'est un excellent stéréotype des films de son époque, sinon de sa mentalité. Mais c'est aussi un film qui, avec un certain courage, se signale par une fin sans compromis qui ne manque pas de surprendre. Une oeuvre respectable, en somme.


Sur ce, je vous laisse !

 

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5 avril 2011 2 05 /04 /avril /2011 23:54

feast.jpg

 

 

Un tripot sordide perdu au milieu du désert dans le sud des Etats-Unis, et des monstres ignobles et passablement libidineux qui transforment chacun des habitués de l'établissement, qu'ils soient poivrots patentés ou ratés de profession, en héros potentiels se battant pour leur survie.

 

Parmi les producteurs exécutifs de ce film, aux côtés des noms inattendus de Ben Affleck ou Matt Damon, on trouve celui de Wes Craven. Or, en règle générale, les films produits par Wes Craven ne valent pas tripette. C'est un peu comme les films qu'il réalise, mais en pire. Wes Craven fait partie de ces hommes qui ont fait carrière dans la médiocrité. C'est leur marque de fabrique. Ça leur donne presque comme une sorte de charme exotique. Toujours est-il que la plupart des films produits par Wes Craven que j'ai eu l'occasion de voir durant ma vie tumultueuse et par avance trop courte furent de vastes déceptions sur lesquelles il m'est pénible de revenir.

 

La bonne nouvelle, c'est que ce n'est pas le cas de Feast. Le film a l'intelligence de ne pas se prendre au sérieux, et cela dés le début avec une présentation des personnages plutôt iconoclastes qui, quoiqu'un petit peu répétitive à la longue, n'en demeure pas moins fort ludique. Le ton est posé : on est en présence d'une oeuvre dans la lignée, glorieuse, de Tremors. Même jeu sur les clichés et les stéréotypes, même détachement vis-à-vis du propos. Du plaisir, en somme.

 

Ajoutons également que Feast se distingue par une certaine hystérie qui, d'ailleurs, tend parfois à le rendre un peu confus. Pour autant, il est difficile de ne pas sourire devant certaines scènes particulièrement dégueulasses, ou de réprimer son bon gros rire pipi-caca en observant la volonté du réalisateur d'user de toutes les différentes sortes de fluides corporels qui peuvent exister dans la nature. Feast choisit d'aller très loin dans le crade scatologique, dans la lignée pour le coup d'un Braindead, et développe ainsi un humour fort décalé, à la fois puéril et cruel, qui lui donne une certaine personnalité.

 

Bon, évidemment, basiquement parlant, c'est un film d'horreur qui tire vers le comico-gore et nous raconte l'histoire de gros monstres pas beaux assiégeant des humains pas spécialement beaux non plus, et dans tous ces différents registres (comédie, créatures monstrueuses, grand-guignol, huis-clos) il existe des films mille fois meilleurs que celui-ci, mais ce n'est pas une raison pour bouder son plaisir. Feast se veut, de toute évidence, une série B à la fois maligne et divertissante et y arrive pleinement. Inutile dés lors de lui en demander plus !

 

Sur ce, je vous laisse !

 

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22 janvier 2011 6 22 /01 /janvier /2011 22:38

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Comme dit le poster de ce téléfilm : « Ils ont été créés pour sauver l'humanité. Quelque chose s'est mal passé. » Déjà, ce qui s'est mal passé à la base, c'est que c'est totalement con de créer des piranhas plus voraces que la moyenne, capables de se reproduire tout seul et qui triplent de volume toutes les deux heures en s'imaginant que ça peut sauver l'humanité.

 

Comme d'habitude avec ce genre de productions, je ne vais pas passer des heures à vous expliquer en détail pourquoi ce n'est pas vraiment la peine de perdre du temps à regarder ça. Je constate juste une chose amusante : avant, on pouvait reprocher aux séries Z de proposer des scénarios minimalistes et débilitants. Aujourd'hui c'est l'inverse : on nous colle dans les yeux des tas d'histoires qui s'entretissent les unes dans les autres en s'imaginant donner au tout une impression de profondeur. Ici, en plus des piranhas qui enflent et détruisent tout sur leur passage, on se tape donc la paranoïa militante d'un gradé de l'armée vénézuélienne et les hésitations d'un secrétaire d'état américain, le tout sur fond de relations diplomatiques délicates. Ça n'empêche pas les poissons d'être moches et mal fichus, ni les décors d'être indigents au-delà du raisonnable. Quant à la réalisation qui se veut nerveuse mais ne donne au final qu'une sensation de pathétique achevé, elle n'aide en rien à l'appréciation de cet objet télévisuel dont on espère que les extraterrestres ne feront jamais la découverte, ou sinon l'espèce humaine sera pour toujours la risée de l'univers tout entier.

 

Habituel exemple de film grotesque et incohérent, Mega Piranha est donc à déconseiller aux personnes sensibles ou insensibles, et plus simplement aux personnes vivantes en général. Mais soyons franc : qui en doutait ? Rien qu'avec un titre pareil, n'importe qui sait à quoi s'en tenir. Et seuls les curieux et les geeks dans mon genre choisissent de sacrifier une heure trente de leur existence à perdre leur temps devant un film pareil. Ce n'est pas cet article qui les en dissuadera, et je m'en réjouis.

 

Sur ce, je vous laisse.

 

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5 janvier 2011 3 05 /01 /janvier /2011 02:04

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Ça commence par une banale algarade dans un vaisseau spatial, avec un extraterrestre qui décide, manifestement contre l'avis de ses camarades, d'envoyer valdinguer dans l'espace une bien étrange capsule qui ne manquera pas de s'écraser sur la Terre. Et au final, ça nous donne une invasion de grosses limaces gluantes qui ont la faculté de prendre possession de l'esprit des vivants ou de redonner vie aux morts, les animant les uns comme les autres d'intentions sensiblement peu pacifiques.

 

La première chose que j'ai envie de dire concernant Night of the creeps, c'est qu'il est typique des années quatre-vingt. L'ennui, c'est que j'ai déjà dit cela (ou quelque chose d'équivalent) concernant X-Tro, que j'ai déjà dû le dire également concernant Day of the dead, bref que j'ai dû livrer une impression similaire concernant tous les films des années quatre-vingt qu'il m'a été donné de voir depuis que ce blog existe. Paresse ? Manque d'imagination ? Que nenni, mauvaise langue que vous êtes ! Le truc, c'est que les années quatre-vingt constituent une décennie qui imprègne. Quand quelque chose émane de cette décennie, ça se voit. Ça ne peut pas ne pas se voir. C'est comme le baroque ou un solo d'Iron Maiden : on ne peut pas s'y tromper, c'est typique quoi qu'il arrive.

 

Donc, La Nuit des sangsues est typique des années quatre-vingt dans le registre des films d'horreur teintés de comédie, ou des comédies teintées d'horreur, comme vous préférez. On pense à des réalisations comme House ou Critters (toutes deux sortis, également, en 1986) ou encore à Killer Klowns from outer space (1988). En poussant la logique de ces oeuvres dans ses derniers retranchements et en s'autorisant toutes les débauches et tous les excès, Braindead allait, en 1992, mettre un terme à cette petite mode. Que rajouter, en effet, après l'apothéose ?

 

Je ne parle pas de Braindead par hasard, à vrai dire. Le final de Night of the creeps fait beaucoup penser au film de Peter Jackson, que cela soit avec sa horde de zombies qu'avec l'utilisation toute particulière que le héros de l'histoire fait d'une tondeuse à gazon. Je ne parle pas de plagiat non plus, juste de coïncidences qui confirment, si tant est qu'il en était besoin, que l'on évolue bel et bien dans le même registre.

 

Mais tout cela ne nous dit pas si Night of the creeps est un bon film. Tout cela ne nous dit rien du tout, en fait. Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais je viens de passer trois ou quatre paragraphes à rédiger du vide sur batonnets. C'est épatant !

 

Avec son titre plutôt ridicule (tant en anglais qu'en français), ses acteurs pas spécialement convaincants, ses personnages outrés, son scénario quelquefois incohérent et ses effets spéciaux bon marché, on peut difficilement espérer passer un bon moment devant ce Night of the creeps. Et pourtant, c'est ce qui arrive. Le film sait faire sourire ou rire aux bons moments, manie la parodie légère sans jamais tomber dans le lourd et sait tenir son rythme jusqu'au bout.

 

Une oeuvre sans prétentions en somme, s'inscrivant clairement dans la tradition des séries B ou Z, qui s'amuse à citer Plan nine from outer space et à nous livrer de beaux zombies dégoulinants de limaces comme on devrait en faire plus souvent. Beaucoup plus subtil qu'il en a l'air, beaucoup moins con aussi, Night of the creeps est un petit film charmant. Il fait d'ailleurs partie de cette foule de petits films charmants qui sont introuvables en dvds, et dont on peut penser qu'ils ne seront guère plus trouvables en blu-ray.

 

Enfin bref : sur ce, je vous laisse.

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