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6 avril 2015 1 06 /04 /avril /2015 23:04

predator_ver3-french.jpg

 

Si vraiment vous ne connaissez pas l'histoire de Predator, alors disons que le film raconte les aventures d'une équipe de soldats surentraînée, surarmée et surmusculée à qui l'on confie la tâche, soi-disant, d'aller sauver la mise d'un ministre pris en otage par des guerilleros au beau milieu d'une junge quelconque d'Amérique Centrale. Il s'avèrera rapidement que l'objectif de la mission était tout autre, et qu'en prime un prédateur venu d'un autre monde a fait de la jungle en question son terrain de jeu.

 

Pourquoi Predator est-il un chef-d'oeuvre ? Ou plutôt : pourquoi Predator n'est-il pas un film d'action-Schwarzy comme il s'en est tant fait dans les années 80 ? Parce que Predator, tout en épousant tous les codes du genre, choisit d'aller au-delà. Il en garde le meilleur et jette le reste à la poubelle. Parce que Predator, sous ses allures de film que vous avez déjà vu mille fois, est purement et simplement unique.

 

En dessinant son équipe de bonshommes indestructibles, McTiernan joue de tous les clichés possibles et inimaginables : le bourru bouffeur de chique, l'éclaireur indien aux sens aguerris, le soldat Noir qui en jette et, naturellement, le Monsieur Univers autrichien de service qui mène tout ce petit monde à la baguette. Et McTiernan parvient à gérer tout cela sans jamais tomber ni dans une auto-parodie par trop démonstrative, ni dans un premier degré naïf et immature. Il maintient son propos jusqu'à ce que tout le monde commence à se faire buter par la véritable star du film, autrement dit le Predator.

 

Extraterrestre intelligent, doué d'une force colossale et nanti d'un équipement technique qui rendrait fou de jalousie Bill Gates et Marc Zuckerberg réunis, le Predator est un chasseur implacable et sanguinaire. Mais il ne chasse pas pour se nourrir : c'est du sport. Il choisit ses proies en fonction de leur dangerosité et dédaignera la jeune (et jolie) Anna tant qu'elle ne portera pas d'armes. S'il faudra attendre Predator 2 pour avoir quelques pistes supplémentaires sur la personnalité et le fonctionnement social du Predator, on comprend déjà qu'il ne s'agit pas d'un méchant ordinaire. Son background est aussi fascinant que mystérieux.

 

En venant s'insérer dans ce qui commençait comme un film d'action typique, le personnage renverse totalement l'équilibre du film. Les soldats increvables crèvent tous, Schwarzenegger se retrouve seul au sein d'une jungle hostile, et c'est l'un des plus beaux survivals des années 80 qui se déroulent sous nos yeux, un sublime combat à mort entre un soldat récoltant les indices au fur et à mesure, et un alien dont quelques-uns des principaux atouts finiront par devenir ses plus grandes faiblesses.

 

Le résultat est juste époustouflant. McTiernan, dont on ne dira jamais assez combien c'est un grand réalisateur, distille l'angoisse et la tension avec un brio éprouvant, survolant totalement le sujet battu et rebattu de l'enfer vert pour transformer la jungle en une arène morbide, sublimant ainsi le propos initial du Most Dangerous Game (ou, si vous préférez, Les Chasses du Comte Zaroff). Le film a beau avoir presque trente ans, il n'a pas pris une ride en terme de réalisation, même si l'image du DVD commence à baver un peu sur un écran HD gros comme une fenêtre. Pas un temps mort, pas une rupture de rythme, pas une seconde d'ennui. Predator est un miracle.

 

Du coup, je n'exprimerai jamais assez de gratitude à l'égard du groupe Arnocorps, dont je suis tombé amoureux récemment. En articulant chacune de ses chansons sur des citations extraites des films de Schwarzenegger, c'est lui qui m'a donné envie de revoir Predator et m'a offert, en plus de bonheur dans mes oreilles maintenant que j'ai fait l'acquisition de sa discographie, une excellente soirée avant de devoir retourner au boulot demain. Dieu que les week-end de trois jours de Pâques passent vite. Vivement ceux du mois de Mai.

 

Sur ce, je vous laisse. Et pour la peine, une fois n'est pas coutume, je vous inclus une vidéo de la chanson Predetor (l'altération du titre est volontaire) d'Arnocorps.

 

 

 

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9 mai 2014 5 09 /05 /mai /2014 07:57

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Un groupe hétéroclite de gens différents aux profils variés et dénués de similitudes se retrouve plongé au sein de l'enfer vert après que la maquette en plastique qui leur sert d'avion se soit crashée dans la Vallée des dinosaures, peuplée de serpents belliqueux, de piranhas gourmands, de cannibales grotesques et de contrebandiers pervers.

 

Massacre dans la Vallée des dinosaures fut édité en son temps par feu Neo Publishing, magnifique maison d'éditions de dvd qui permit au public français d'avoir accès, entre autres, à un certain nombre de Fulci (mais, hélas, pas La Longue nuit de l'exorcisme) ainsi qu'à de nombreux films issus de la fameuse Cannibal exploitation. Ceux-ci étaient généralement accompagnés sur la jaquette d'un message d'avertissement façon « fumer tue » au contenu volontairement humoristique, et le film qui nous préoccupe aujourd'hui n'échappe pas à la règle puisqu'il est recommandé de ne le regarder « qu'entre adultes consentants ».

 

Mais pour le coup, Massacre Vallée (pour faire plus court) n'a rien, mais alors vraiment rien, d'un Cannibal Holocaust, Cannibal Ferox ou que sais-je encore. Les « excès gores » indiqués par le résumé du film n'ont rien de bien marquants et les petites natures que je suis pourront donc regarder ce film sans crainte d'être hantés ensuite par des images écoeurantes et vicieuses de barbaques humaines servies en pâture à des sauvages qui n'ont même pas la décence d'assaisonner aux petites herbes les occidentaux bourrés d'antibiotiques qu'ils dévorent avec délectation.

 

En fait, cette réalisation n'est jamais qu'une tentative de mélange entre comédie de baston façon Terence Hill, film d'aventures légèrement survival sur les bords et film de cannibale, le tout s'il-vous-plaît avec des nichons. Une absence totale de cohésion qui en fait d'ailleurs une véritable curiosité, à défaut d'en faire une réussite. On ne s'attardera pas sur le caractère horriblement caricatural des personnages ou l'abyssale inanité des dialogues, personne ne s'attendait à des miracles de ce côté-là dans un film pareil. On soulignera en revanche la musique, d'une infinie laideur et en totale inadéquation parfois avec les images qu'elle est censée illustrer.

 

Finalement, l'élément le plus intéressant de Massacre Vallée, ce sont encore les nichons. Et puis peut-être deux ou trois mouvements de caméra qui montrent que le réalisateur, un habitué paraît-il des comédies sexy à l'italienne, est un technicien très probablement respectable. Mais bon, on est tout de même beaucoup plus proche de Max Pécas que de Fellini. 

 

Sur ce, je vous laisse.

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4 mai 2014 7 04 /05 /mai /2014 16:09

The-Hunger-Games-Catching-Fire-Movie-Poster.jpg

 

Dans les districts la populasse exprime son mécontentement en brûlant des voitures et en jetant des objets volants parfaitement identifiés sur les forces de l'ordre, parce que voyez-vous les pauvres ne sont pas des gens comme nous, quand ils ne sont pas heureux ils ne se contentent pas de signer des pétitions. Pour mettre fin aux émeutes qui tendent à se généraliser, le pouvoir fasciste de cette société totalement imaginaire remet donc dans l'arène la gagnante de la précédente édition des Hunger Games, par qui le vent de révolte est arrivé, dans l'espoir qu'elle s'y fasse soigneusement étriper, ce qui prouve bien que les dictateurs n'ont décidément aucun respect pour les intérêts financiers d'Hollywood.

 

Bon allez c'est facile de faire de l'ironie mais c'est toujours amusant de voir le cinéma américain passer son temps à nous montrer des civilisations totalement rongées par le fascisme et l'individualisme sans que jamais, au grand jamais, le bon peuple américain n'ait l'idée saugrenue d'infléchir ce mouvement dans les urnes. Que Hollywood soit un repaire de Juifs gauchistes, ce n'est un secret pour personne, mais que les gens puissent bouffer son cinéma à longueur de journées sans jamais entendre les messages positifs, pourtant simplistes et vulgarisés au possible, qu'il essaye de faire passer, c'est tout de même merveilleux. Par contre, quand Mel Gibson se prend pour Jésus, là ça leur inspire plein de bonnes choses. C'est qu'il a dû en faire brûler des croix, ce bon vieux Mel !

 

À part cette digression qui vaut ce qu'elle vaut, que faut-il retenir du second Opus de ce qui s'annonce une trilogie en quatre épisodes (oui, je sais...) de Hunger Games ? Que c'est comme le premier, en moins bien. On a beaucoup de mal à se faire au rythme atrocement lent du début, et on a du mal à se départir du goût de déjà-vu que nous inspire la suite. Quant à la fin, qui se veut un abominable cliffhanger, elle ne donne même pas tellement envie de voir la suite, qui semble d'ailleurs écrite d'avance, et pas seulement parce que les bouquins sont déjà en librairie.

 

Je ne dis pas que nous sommes en présence d'un mauvais film, et cela semble assez logique de le regarder quand on a vu le premier épisode, mais sans l'effet de « surprise » – très relative – ou un petit renouvellement dans le traitement narratif ou scénaristique, on a tout de même l'impression de revoir la même chose, en plus molasson. Certes j'ai aimé me retrouver devant, j'ai même passé deux heures plutôt sympathiques, mais il m'en reste en fin de compte un grand vide et beaucoup de frustration. Le même effet en somme que lorsque je sors d'un MacDo.

 

Sur ce, je vous laisse. Fire in the disco. Fire in the taco bell.

  

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1 mai 2014 4 01 /05 /mai /2014 23:12

Hunger.jpg

Dans un futur où les gens ont trop regardé Battle Royale sont organisés chaque année les « Hunger Games », jeu télévisé au cours desquels vingt-quatre jouvenceaux ou jouvencelles âgés entre douze et dix-huit ans doivent s'affronter jusqu'à ce qu'il n'en reste plus qu'un de vivant. C'est bien, mais ça ne vaut pas Les Chtis à Las Vegas.

Il convient de préciser en premier lieu et de manière introductive autant que liminaire que je n'ai pas lu les romans dont les différents Hunger Games sont des adaptations, je ne puis donc juger du scénario du film qu'en fonction de ce que j'ai vu sur mon écran, ce qui n'est pas un mal tant certains longs-métrages ont tendance à délaisser leur narration en partant du principe que les gens qui vont les voir savent déjà de quoi ça parle. Vous avez dit Harry Potter ?

 

Et donc, en effet, sans vouloir hurler avec la meute, on pense quand même foutrement à Battle Royale tout le long de ce film. Alors d'accord l'argument initial n'est pas le même, d'accord on nous sort une histoire (en prenant soin d'entretenir un flou artistique qui confine à la purée de pois) de révoltes anciennes qui justifient le « tribut » payé par les « districts », bref du conte médiéval à la sauce steampunk en costumes façon Final Fantasy, mais on pense quand même foutrement à Battle Royale tout au long de ce film.

 

Que dire, à part cela, de Hunger Games ? Que ce n'est pas mauvais du tout. L'exposition et l'introduction sont un petit peu longuettes, mais cela ne fait que mieux mettre en valeur la cassure de rythme dès que l'action débute vraiment, soulignant ainsi la violence du propos. Une violence que la réalisation n'assume d'ailleurs qu'à moitié, choisissant d'user d'effets et d'artifices sonores ou visuelles pour atténuer chaque scène de meurtre, ce qui est tout de même un petit peu faux-cul. Je comprends bien que ce n'est pas évident, surtout aujourd'hui, de montrer des gamins en train de s'égorger mutuellement, mais dans ce cas il ne fallait pas mettre des sous dans un film qui repose essentiellement sur ça. Moi qui adore par dessus tout voir des enfants se faire trucider, j'avoue que cette pudeur m'a quelque peu agacé.

 

Le point le plus positif et le plus intéressant du film repose probablement dans cette tension constante entre survival classique et représentation d'une société dévoyée et décadente, entre ce qui se passe dans « l'arène » et ce qui se passe en-dehors, tractactions quasi-politiques dans la production du show et émeutes dans les quartiers populaires victimes de cette tuerie annuelle. Ici, pour le coup, on pense à La Course à la mort de l'an 2000, et aussi au Prix du danger. Rien de bien original dans cette représentation du cynisme social et de l'éternel « panem et circenses », mais cela n'en demeure pas moins efficace.

 

Quelques petites lenteurs, quelques éléments scénaristiques qui laissent perplexes, quelques personnages un peu caricaturaux aussi, mais Hunger Games se regarde tout de même sans déplaisir, et l'on ne décroche qu'à de rares occasions qui se rattrapent bien aux branches et finissent toujours par retomber sur leurs pattes, et je suis vraiment en train d'écrire n'importe quoi, j'espère que vous vous en rendez compte. Donc, pour conclure parce que ça vaut mieux, un film qui souffre de quelques défauts, mais pas assez pour ne pas mériter très clairement le coup d'oeil. Même si on pense beaucoup à Battle Royale.


Sur ce, tout en pensant à Battle Royale, je vous laisse !

 

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11 janvier 2014 6 11 /01 /janvier /2014 23:22

terror_experiment.jpg

 

Un terroriste patriote déclenche une explosion dans un immeuble où se déroule des expériences top-secrètes sur un gaz qui transforme les gens en assassins fous. Du coup, les gens se transforment en assassins fous. Et contagieux en plus.

On pourrait évidemment se demander pourquoi un laboratoire américain éprouve le besoin de mener des expériences sur une arme bactériologique aussi secrète que dangereuse dans un immeuble occupé par des centaines de personnes et comptant même une garderie d'enfants, plutôt que dans une base dissimulée au milieu du désert du Névada ou dans les collines de Los Alamos.

 

On pourrait aussi se demander si cette histoire n'est pas une espèce de mélange bâtard entre films d'infectés véloces façon 28 jours plus tard et plaidoyer vaguement complotiste sur le gouvernement qui fait plein de choses partout tout le temps sans nous le dire.

 

On pourrait enfin se demander si le type qui a éprouvé le besoin de filmer ça avait conscience qu'il n'avait pas le budget adapté pour le faire, nous livrant du coup une réalisation terriblement cheap et risible qui fait quelquefois penser à du Ed Wood en couleurs, la poésie involontaire en moins.

 

Bref, regarder ce film vaut autant le coup que regarder fixement une plante verte durant une heure trente. Sauf qu'au moins, la plante verte est vivante.

Sur ce, je vous laisse.

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12 novembre 2012 1 12 /11 /novembre /2012 23:41

Chernobyl-Diaries-Affiche-Finale.jpg

 

Des apprentis « touristes de l'extrême » et leur guide autochtone se rendent clandestinement à Pripyat, ville proche des réacteurs de Tchernobyl qui fut intégralement évacuée en l'espace d'une nuit, au moment du fameux incident qui allait contaminer pour des siècles toute une partie de l'Ukraine. Leur envie était de batifoler et prendre quelques clichés saisissants d'une ville morte, demeurée inchangée depuis vingt-cinq ans. Mais ce qui se voulait une bien innocente escapade de mauvais goût ne tarde pas à se transformer en cauchemar.

 

On retrouve à la production de ce Chernobyl Diaries le nom d'Oren Peli, réalisateur du merveilleux Paranormal Activity et producteur, déjà, de l'excellent Insidious. Il faut croire que cet homme est l'enfant chéri du cinéma d'horreur de demain, le messie que tout le monde attendait pour mettre un terme à la mode débilitante du torture-porn, car cette fable macabre autour du tristement célèbre quatrième réacteur est une bombe. Sans mauvais jeu de mot.

 

Savamment réalisé par Bradley Parker, qui signe là une première réalisation de toute beauté et plus que prometteuse, le film se maintient dans un rythme haletant qui tient le spectateur accroché à l'image sans parvenir à s'en détacher une seconde. Une excellente gestion de l'espace sonore, un sens aiguisé de la narration, bref tout ce qu'il faut pour nous offrir un survival de toute beauté, qui ne tombe jamais dans la vulgarité et sait ménager ses effets jusqu'au bout.

 

Ajoutons à cela des comédiens qui connaissent parfaitement leur travail, avec une mention toute particulière pour Dimitri Diatchenko qui crève littéralement l'écran dans son rôle d'ancien militaire devenu guide de l'extrême, modulant son visage et son regard dans des expressions complexes et variées qui donnent une profondeur singulière sinon lyrique à son personnage. Et tant que l'on parle des comédiens, il faut bien avouer que la présence au générique d'Olivia Dudley, ange blond aux seins de rêve qui se révèle en prime excellente actrice, ne gâche rien.

 

Et alors, j'ai le droit de tomber amoureux moi aussi, non ?

 

Bref, nous voici en présence d'un film de grande beauté, un pur et vrai film d'épouvante dans la lignée d'un Blair Witch Project, un film nocturne et désolé qui se conclue au pied, littéralement, de la plus grande catastrophe écologique de l'histoire de l'humanité, parmi les radiations galopantes et les meutes de chiens errants. Entre autres.

 

Sur ce, je vous laisse. до свидания !

 

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15 août 2012 3 15 /08 /août /2012 23:21

paintball_jennifer_matter_daniel_benmayor_015_jpg_tfbw.jpg

 

 

Appâtés par une publicité sur Internet, un groupe de jeunes femmes et de jeunes hommes payent pour participer à une partie de paintball clandestin se déroulant dans un lieu vaste mais tenu secret. Si tout se passe comme ils étaient en droit de s'y attendre au début, ils éprouvent comme un certain sentiment de surprise lorsqu'ils découvrent qu'on leur tire dessus avec des balles réelles. Ainsi commence un long périple où la nécessité de survivre va révéler les traits de caractère les moins enviables de chacun des participants.

 

Comme son titre et l'anglais avec lequel il est filmé ne l'indiquent pas, Paintball est un film espagnol, ce qui est généralement un gage de qualité. Et en l'occurrence, j'ignore pourquoi le film obtient une note aussi basse sur IMDB, car si l'on n'est certes pas en présence d'un chef-d'oeuvre impérissable, on demeure tout de même en face d'une oeuvre qui se défend sur bien des aspects.

 

D'accord, on passera vite fait sur le scénario qui ne fait pas preuve d'une originalité débridée, ni dans son argument premier ni dans ses développements. Si l'on ne pouvait aimer que des films avec des scénarios novateurs, on n'aurait pas souvent l'occasion de se faire plaisir en ce bas-monde.

 

On ne pourra en tout cas pas enlever au film son rythme relevé, plutôt haletant, soutenu par une réalisation nerveuse où la caméra sur l'épaule qui bouge beaucoup et tout le temps est de mise. Le film fait monter la tension petit à petit en proposant des scènes chocs filmées via un filte bienvenu, qui renforce la violence de son propos sans tomber dans le gore minable ou le torture-porn bon marché, et c'est un bien par les temps qui courent.

 

Si la fin du film, en fait les toutes dernières secondes, est un peu floue et si l'on aurait aimé sans doute un peu moins de flou artistique et un peu plus de précisions concernant ces gens dans la pénombre qui payent cher pour voir d'autres gens se faire tuer sous leurs yeux, on sort tout de même de Paintball avec l'impression satisfaisante d'avoir regardé un bon film d'action, qui nous donne exactement ce que l'on était venu chercher auprès de lui.

 

Sur ce, je vous laisse.

 

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28 novembre 2011 1 28 /11 /novembre /2011 23:05

Frozen-movie-poster1.jpg

 

 

La seule fois de ma vie où j'ai été amené à prendre un télésiège, j'étais gamin et de fait encore moins dégourdi qu'aujourd'hui. Et j'ai totalement paniqué sur ce machin, à peine installé dessus, alors que je n'avais pas décollé de plus de cinq centimètres. J'ai paniqué et j'ai lâché l'affaire parce que j'ai jugé qu'il n'était pas nécessaire d'insister outre-mesure. C'est ma philosophie : si quelque chose me fait peur, alors c'est que ce n'est pas bon pour moi. Ou, pour citer Switch dans QRN sur Bretzelbrug : « Le danger ? Je le méprise ! Donc, je refuse de le fréquenter ! »

 

Autant dire qu'en regardant Frozen, je me suis senti conforté dans ma bien légitime apréhension d'enfant que je ne suis plus, sauf au fond de moi, dans mon coeur où bat encore un jeune garçon qui jouait avec des Transformers bien avant que ceux-ci ne deviennent des films de merde estampillés Michael Bay, ou avec des GI Joe sans se soucier de savoir qu'ils sont un outil de propagande de la guerre made in USA ou des lobbys militaires et paramilitaires.

 

Deux paragraphes pour ne parler que de moi alors que je suis censé écrire quelque chose sur un film que je viens de regarder, c'est fort. En plus, avec celui-ci, ça en fait trois.


Et avec celui-là, quatre.

 

Alors bon, donc, Frozen. Comme son nom l'indique, Frozen est un film qui donne froid. Vraiment. On plaint le brave trio de jeunes gens paumés sur leur télésiège inactif au milieu et au-dessus de nulle part, et plus la situation empire plus on a l'occasion de les plaindre. Autant dire qu'on ne fait quasiment que cela tout le long du film, parce que le scénariste ne manque pas d'imagination pour aggraver un peu plus les choses toutes les minutes. Y a de ces sadiques, je vous jure !

 

Dans la lignée des huis-clos en espace ouvert, façon Open Water ou The Reef, Frozen a le mérite de renouveler le genre en se déroulant dans les airs, ce qui est évidemment plus compliqué à organiser scénaristiquement. En fait, à l'exception de Sur un arbre perché avec De Funès, je ne vois aucun autre film offrant une telle configuration. Vertige aurait pu s'y prêter mais, comme j'ai déjà eu l'occasion de l'écrire ici, le film devient vite un slasher-survival sans grande originalité et trahit finalement son propre titre.

 

Je ne sais pas pourquoi je suis tellement bavard ce soir mais je pars dans tous les sens, alors je vais essayer de ramasser mes billes histoire d'en venir au fait : j'ai bien aimé Frozen. Sur de nombreux points il est assez créatif et surtout redoutablement efficace. Sur d'autres, il a tendance à faire dans la facilité, sur certains moments dialogués par exemple ou encore dans l'utilisation d'une bande musicale franchement bateau. Les acteurs ne cassent pas non plus des barreaux de chaise. Mais tout cela ne parvient pas à gacher l'ensemble, qui s'avère prenant sinon captivant par moment, et qui nous offre des scènes franchement remuantes sans tomber dans le putassier. Ça aurait pu être plus subtil, mais ça aurait pu l'être tellement moins aussi qu'il serait idiot de bouder son plaisir.

 

Donc, si vous aimez le ski, la neige, la montagne, les engelures et les meutes de loups affamées, Frozen est à coup sûr un film fait pour vous. Sinon, essayez-le tout de même, ça ne dure qu'une heure vingt et ça vaut pas mal le détour, alors qu'un verre de Beaujolais nouveau ça ne vaut rien du tout et ça vous reste sur l'estomac trois jours durant.

 

Sur ce, je vous laisse. J'ai revu pour la énième fois Halloween l'autre jour et je dois me préparer psychologiquement à la rédaction d'un article dessus. Ça m'épuise d'avance...

 

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31 octobre 2011 1 31 /10 /octobre /2011 19:11

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Comme le suggère l'affiche du film, Parking sans issue raconte l'histoire d'un bonhomme qui se fait prendre en chasse par une grosse voiture dans un parking souterrain et qui, du coup, va passer un longue partie de sa nuit à courir comme un dératé et à subir de nombreux désagréments ainsi que des flash-back concernant sa vie amoureuse ou professionnelle qui s'avèreront rapidement très ennuyeux pour le spectateur.

 

Le croirez-vous ? Je n'ai pas aimé ce film. L'idée de départ est séduisante et certains éléments de mise en scène valent sincèrement le détour, mais dans l'ensemble ça veut se la jouer Duel sans y parvenir et ça se perd dans des intrigues secondaires tellement inintéressantes que le scénariste lui-même semble les avoir allégrement baclé.

 

Le dénouement, plus ou moins prévisible, repousse les limites de ce qu'il ne faut pas faire et sombre dans un pathétique si ordurier qu'on en avale sa pizza de travers. Les acteurs ne sont pas bons, la musique est mauvaise et le générique est casse-couilles. Tout pour plaire, en somme. On dit de certains films qu'on les oublie tout de suite après les avoir regardé : celui-ci, on l'oublie pendant qu'on le regarde.

 

Bref, une réalisation comme il s'en fait des centaines tous les ans, sans relief ni grand potentiel malgré un argument de base relativement prometteur.

 

Sur ce, je vous laisse !

 

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23 août 2011 2 23 /08 /août /2011 23:13

Reef-Poster.jpg

 

Pas trop envie de vous raconter l'histoire de The Reef en détail, d'autant que ces textes de présentation façon « si vous avez raté le début » sont franchement devenus obsolètes. Si vous avez raté le début, faites retour rapide sur votre lecteur dvd et vous pourrez le revoir gratuitement, le début. Vous pourrez ainsi vous rendre compte par vous même que ce film raconte l'histoire de cinq jeunes gens qui, suite à un naufrage, se retrouve à nager au milieu de l'océan dans l'espoir de rejoindre une île lointaine, tandis qu'un gros requin visiblement gourmand s'amuse à leur tourner autour.

 

Les films de requins en général je m'en méfie comme de la peste, dans la mesure où ils se contentent généralement de courir après Jaws sans jamais, naturellement, atteindre le quart de la moitié de la qualité de ce chef-d'oeuvre ultime. Mais The Reef ne commet pas cette erreur. Loin de se présenter comme un film d'aventures, il choisit de se situer dans le registre de la pure angoisse, et se montre en réalité bien plus proche d'un film comme Open Water que de celui de Spielberg.

 

A vrai dire, c'est encore plus simple : si vous avez aimé Open Water, il y a de fortes chances pour que vous aimiez The Reef, et réciproquement. Dans ces deux films, on retrouve cet étrange huis-clos au sein de l'immensité, des humains prisonniers de l'océan, évoluant dans un monde qui n'est pas le leur, n'ayant aucun moyen de savoir ou parfois de comprendre ce qui se déroule quelques mètres à peine en-dessous de leurs pieds.

 

The Reef remplit à merveille son contrat : il maintient le spectateur dans un état de stress assez impressionnant, de par le réalisme de la situation comme de son traitement. Et même si les rapports entre les personnages souffrent sans doute d'être par trop stéréotypés, ils n'empêchent pas de s'identifier à eux et de suivre leur calvaire avec une attention très particulière. En bref, si vous n'avez pas d'ongles, prévoyez du chewing-gum.

 

Un peu de mal à écrire ma critique, ce soir. Pour tout vous dire en ce moment je n'ai pas vraiment l'inspiration, il fait trop chaud chez moi et puis les mois d'été n'ont jamais été propices à l'émancipation de ma plume, donc tant pis je vais en rester là, sur ce texte mal fagoté, parce que j'ai franchement la flemme d'essayer de faire mieux.

 

Mais que l'on retienne au moins ceci : The Reef est un bon film. Vraiment. Il ne paye pas de mine, mais sait au final attraper son public et le retenir devant l'écran en silence. Il n'est certes pas exempt de défaut, mais il serait vraiment dommage de passer à côté. Ce qui me fait penser qu'il faudrait que je revois Terreur dans la savane, dans le registre des films qui n'ont l'air de rien mais valent bien plus qu'on pourrait le penser...

 

Bref, si vous aimez la soupe de tortue, si vous n'avez pas le mal de mer et si vous ne craignez pas trop l'eau salé, regardez The Reef. Il vaut le détour.

 

Sur ce, je vous laisse !

 

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