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18 avril 2015 6 18 /04 /avril /2015 00:53

A-Night-in-the-Woods.jpg

 

 

Bon, j'étais parti pour résumer un peu le début du film mais en fait on va la faire courte : A Night in the Woods n'est ni plus ni moins qu'une imitation de Blair Witch Project. Je ne dis pas que le film s'en inspire ou qu'il marche sur ses traces, je dis qu'il le copie. Purement et simplement.

 

Alors Blair Witch, moi je suis fan. C'est un film qui a lancé le genre du found-footage, pour le pire et le meilleur, et qui demeure encore aujourd'hui un petit modèle en terme d'ambiance et d'angoisse. Mais si j'ai envie de revoir Blair Witch, je me mets le DVD dans mon lecteur. Je ne vais pas regarder un autre film, réalisé douze ans plus tard, qui se contente de rajouter une vague histoire de jalousie mal ficelée entre les personnages pour bien faire. Croit-il.

 

Sans compter que A Night in the Woods est sensiblement incohérent, que son montage peine à convaincre, que ses dialogues et ses situations n'ont pas franchement pour vocation de changer le monde et que certains passages sont purement et simplement soporifiques. Difficile de trouver de l'intérêt dans tout cela. Les quelques scènes qui pourraient valoir le détour sont pompées.

 

Sur ce, je vous laisse.

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23 novembre 2014 7 23 /11 /novembre /2014 21:20

MLKT Art

 

 

Cinq jeunes gens, un chalet en montagne, un massacre, un bain de sang, le croc de boucher, les coups de hache dans la porte, les cris, la course poursuite, enfin bref un film d'horreur quoi. Pour vous résumer ça le plus clairement possible.

 

À propos de clarté, j'ai acheté un film dont la jaquette spécifiait Deadly Week-end, pour me retrouver ensuite devant un film qui annonce en réalité s'appeler Meurtres, ceci étant le titre français pour Murder loves killers too, et déjà ça commence mal. Une chose est certaine : les traducteurs ont atteint le sommet de la feignantise quand ils en sont venus à appeler ce film Meurtres. On a l'impression de se faire refiler un titre générique, comme à la pharmacie. 

 

Sinon, que faut-il penser de Murder loves killers too ? Ma foi, si vous en avez la moindre petite idée, faites-moi signe. Le film s'ouvre sur une tirade en voix-off, avec un acteur présentant les personnages à la manière des pires monologues de série Z. Difficile de ne pas penser au narrateur du Rocky Horror Picture Show en écoutant ce bonhomme asséner d'une voix posée mais néanmoins virile le portrait des jeunes gens dont nous allons assister au massacre. Mais est-on dans la parodie ? Je m'interroge.

 

En fait, je me suis interrogé durant tout le film. Il est évident qu'une énorme part de second degré conditionne la réalisation de ce film, mais certains passages laissent néanmoins perplexes. À commencer par la première scène, où la jeunesse délurée est tellement délurée que ça finit par donner mal à la tête. À coté de la gamine qui hurle dans tous les sens qu'elle veut faire la fête, la copine nympho de Laurie Strode donne l'impression d'être dans le coma. C'est légèrement chiant, voire franchement casse-couilles, surtout quand ça dure trois plombes.

 

Reste un moment de bravoure qui force l'admiration : un très joli plan-séquence qui raconte l'installation de toutes cette jeunesse dépravée dans le chalet, mouvements de caméras bien nuancés, avec un réalisateur qui monte et redescend des escaliers et voltige dans tous les sens sans jamais se trahir. Ça fait beaucoup penser à un exercice d'étudiant en mal de virtuosité, mais objectivement ça en jette. Le plan se conclut avec l'arrivé du tueur. Et le tueur, il faut que j'en parle tout de même un petit peu.

 

De toute l'histoire du slasher contemporain, et je me demande pourquoi je précise « contemporain » dans la mesure où le slasher était loin d'être à la mode à la cour du Roi Soleil, je n'ai jamais vu un assassin aussi peu charismatique. Chauve et bedonnant, en robe de chambre ou en chemise à carreaux, monsieur le tueur déambule parmi ses futures victimes comme s'il était invisible, ou appartenait à un autre monde. Apathique au possible, il se fendra toutefois d'un monologue qui ne manquera pas de faire hoqueter le spectateur de rire. Il est un élément tellement absurde, tellement décalé, qu'il en devient fascinant.

 

Toute la dernière partie du film tourne d'ailleurs autour de lui, de sa vie de famille, de mari cocu et de père méprisé, dans sa petite maison de banlieue bourgeoise, tandis que le cadavre d'une gamine tient compagnie à sa roue de secours dans le coffre de sa voiture. La fin, que je ne vous raconterai pas, est d'ailleurs particulièrement réussie, sans vraiment donner du sens ou justifier l'ensemble du film. Mais objectivement : elle le sauve. Même si, encore une fois, on a du mal à faire la part des choses entre premier et second degré. Viens-je d'assister à une comédie ? me suis-je demandé. En tout cas, j'ai bien ri.

 

Mélange entre Vendredi 13, Massacre à la tronçonneuse et Shining, ces deux derniers étant outrancièrement cités par ailleurs à tel point que cela frôle le plagiat, Murder loves killer too est une drôle de série B qui ne casse ni barreaux de chaise, ni pattes à un canard, mais s'avère bien moins catastrophique que ce à quoi je m'attendais. J'ai même passé un moment relativement bon devant ce film, qui n'en demeure pas moins très médiocre. Mention spéciale pour la musique, à la fois kitsch et très éloignée du propos du film, et que le réalisateur insère quelquefois d'une manière tellement incongrue qu'on se demande comment les personnages du film font pour ne pas l'entendre.

 

Est-ce que je recommande Meurtres ? Non, et oui. C'est un petit film qui a suffisamment de qualités et de zones de délire non-identifié pour mériter d'être regardé. Mais celui qui s'attendrait à voir un bon film serait déçu. C'est souvent ce qui arrive quand on est naïf, en même temps.


Sur ce, je vous laisse !

 

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9 juin 2014 1 09 /06 /juin /2014 21:00

dust-devil-movie-poster-1992-1020470855.jpg

 

Il hante les routes à la recherche d'une proie, qu'il photographie puis tue avant d'utiliser son corps pour accomplir ses rituels sorciers et garder ses doigts en souvenir. Il fascine, il envoûte, il charme et il parle peu. Il en serait même légèrement chiant sur les bords, n'ayons pas peur des mots.

 

Culte pour certains, semble-t-il, Dust Devil est le modèle typique du film qui tente de mélanger mysticisme, esthétique et narration, mais frustre le spectateur sur chacun de ces plans en ne parvenant pas à tenir son propos. On s'ennuie ferme par moments devant cette réalisation qui joue la carte de la lenteur sans parvenir à la combler de quelque chose d'intéressant. On décroche et on s'impatiente.


Ce croisement de plusieurs chemins initiatiques ne manque cependant ni d'ambition, ni de sincères moments de grâce, mais cela ne rattrape ni les carences du récit, ni les nombreuses maladresses stylistiques. Ajoutons à cela que la copie dvd du film dont je dispose (et je ne pense pas qu'il en existe d'autres) est parfaitement dégueulasse, ce qui n'aide pas à apprécier un film qui met autant l'accent sur l'image et le traitement de son atmosphère.

 

Dust Devil est évidemment un objet à part, mais cela ne suffit pas à en faire un bon film. Et le respect qu'une pareille entreprise peut inspirer ne peut pas dissimuler ses errements ou ses défauts, à commencer par sa lourdeur stratosphérique et le mal qu'il développe à s'articuler sur les deux angles (l'un psyché, l'autre terrestre) qu'il s'est alloué à lui-même.

 

Dans un genre finalement assez proche, même si évoluant dans un autre registre et partant sur des bases scénaristiques bien différentes, on recommandera plutôt El Topo de Jodorowsky, une espèce trip pasolinien sous forme de western mystique réalisé en 1970. Et pour ce Souffle du démon, on espérera peut-être une nouvelle édition lui ôtant cet aspect VHS avant de lui redonner sa chance. Enfin, on fera ce qu'on veut, quoi.


Sur ce, je vous laisse. When the Lord made me, he made a ramblin' man.

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31 mai 2014 6 31 /05 /mai /2014 22:53

My-Bloody-Valentine.jpg

 

Il y a vingt ans de cela, parce qu'il n'a pas apprécié rester six jours coincé dans une mine après éboulement pendant que tout le monde célébrait la Saint-Valentin, Harry Warden a jugé nécessaire de dégommer à coups de pioche les responsables de l'accident ainsi que tous ceux jugeant encore nécessaire de fêter les amoureux. Quand le petit village tente, vingt ans après, de renouer avec la tradition du 14 février, les meurtres reprennent tout de go. Y en a des qui ont la rancune tenace.

 

Oui, je sais que j'ai rédigé une critique de My Bloody Valentine 3D voilà un ou deux jours à peine, et que c'est bizarre de commencer par le remake plutôt que par l'original. La raison est toute simple : j'avais juste totalement oublié que je possédais le dvd de My Bloody Valentine. Je m'en suis rendu compte en faisant un peu d'ordre dans ma collection et bon, autant rester dans le mouvement, pas vrai ?

 

Que dire de My Bloody Valentine ? Qu'il est nettement mieux que son remake, mais ça ne sera une surprise pour personne. Autrement, on est en face du slasher typique des années 80, avec ses personnages de jeunes idiots surjoués, ses héros héroïques, ses nanas qui s'égosillent toutes les trente secondes et son tueur masqué qui respire fort en vue subjective.

 

Du coup, c'est juste plein de charme et ça réveille les instincts nostalgiques du vieux con que je suis. Encore qu'il s'agisse d'une nostalgie toute fantasmée, puique je n'avais que cinq ans quand ce film est sorti en salle et que ma maman préférait alors m'emmener voir des films comme Bernard et Bianca ou Les Ewoks, ce en quoi je lui suis infiniment reconnaissant.

 

Le film a atrocement vieilli sur certains points et souffre quelquefois de profondes lenteurs ainsi que d'un montage réalisé à la tronçonneuse, mais le charme, le charme, le charme... Comment lutter contre le charme ? Rien que la scène du début, avec la blonde moche en soutif qui se fait empaler pour lui apprendre à caresser d'une manière sensuelle l'embout du masque à oxygène de son futur assassin, et l'on soupire en se disant ah quand même, c'était le bon temps !

 

Bref, à réserver aux amateurs de slashers, qui l'ont probablement déjà vu de toute manière. Il n'y a guère que moi pour attendre vingt ans avec de visionner ce genre de classiques...


Sur ce, je vous laisse.

 

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30 mai 2014 5 30 /05 /mai /2014 12:37

my_bloody_valentine_3d_ver2.jpg

 

Le mec dans la mine il tue tout le monde et dix ans après y a un mec avec un costume de mineur lui aussi il tue tout le monde alors on se demande si c'est le même mec qui tue tout le monde dix ans après ou alors si c'est un autre mec qui fait comme le premier mec dix ans avant en tuant tout le monde. Ça le fait, comme résumé ?

 

Le truc, avec les films qui datent du début de la généralisation (relative) de la 3D, c'est la naïveté presque touchante avec laquelle toute la communication est basée dessus. Ça fait penser à la fin des années 90, quand Internet est devenu tendance sans être encore tout à fait banal, et que tout le monde rajoutait des «point ceci » ou « point cela » partout, pour se donner des allures de modernité. Le comble du grotesque ayant été atteint à mon sens avec le formidable « Canard Point Net » pour nettoyer ses gogues.

 

My Bloody Valentine 3D est un film 3D. Pas moyen de l'ignorer. J'ai choisi d'ailleurs exprès un poster de promotion comme illustration de l'article, afin que vous puissiez constater vous-même : pas une image du film, rien que cette idée que vous allez vous prendre une pioche pour de vrai dans la tronche grâce à la 3D. Avec le seau de pop-corn qui tressaute et les nanas avec des gros nichons qui font de même. Vous connaissez la devinette : que fait l'industrie cinématographique quand elle a touché le fond ? Elle creuse.

 

Si ce n'était encore qu'une question de promotion, je ne dis pas. Il faut distinguer un film de la publicité que l'on fait autour de lui. La promotion de L'Exorciste a été un monument de putasserie sordide, cela n'empêche pas l'oeuvre de Friedkin (dans son montage original) d'être l'une des plus grandes réalisations de tous les temps. Il n'en va pas exactement de même avec My Bloody Valentine 3D. On le comprend dès le générique, quand les lettres se distinguent bien du fond pour créer l'effet trois-dimensions, oh la la mon Dieu, que c'est joli tous ces noms d'acteurs qui semblent sortir de mon écran pour voler dans mon salon.

 

Il en ira de même pour les scènes de meurtres, avec l'énucléation en relief, le gros bout d'arbre qui vous surgit dans la tronche, et tout le tralala. L'ennui, voyez-vous, c'est que moi j'ai regardé le film en 2D. Parce que je n'avais pas envie de m'emmerder avec des lunettes à la con, sans parler de heures de réglage de luminosité et de couleurs de mon écran pour obtenir un rendu à peu près valable, et au final l'impression de regarder un long-métrage d'animation fait avec des cartons découpés. Parce que c'est aussi nase que ça.

 

Il y a des films en 3D que l'on peut regarder en 2D sans que cela gène. Avatar, qui a lancé la mode, se voit en 2D sans problème. Il y a peut-être un ou deux plans où l'on se dit que là, c'est vraiment totalement gratuit et juste pour le public à lunettes bicolores, mais dans le fond ça passe. Le film n'est pas terrible, mais ça passe. My Bloody Valentine 3D, ce sont des effets gratuits tout le long. Un film-prétexte. Et au bout d'un moment, c'est juste saoulant. Alors qu'en exploitant un peu mieux son graphisme et son scénario, il aurait pu se révéler bien plus intéressant que ça.


Parce qu'il a des qualités, ce film. Il renoue avec un gore bien craspec façon slasher deuxième génération qui ravira les nostalgiques, et parvient à ne pas se montrer trop prévisible en maintenant avec succès le suspens autour de la véritable identité du tueur fou à la pioche folle. Il a aussi le courage de nous montrer pendant au moins dix bonnes minutes une actrice totalement à poil sans rien cacher de son anatomie. Dans un film américain, même s'adressant à un public d'ados vrillé de l'hormone, c'est relativement exceptionnel. 

 

Donc, en somme : le plus, c'est le gore, le suspens et la gonzesse à poil. On a fait mieux comme argument de vente, même pour un slasher. Le moins, c'est la 3D qui nous emmerde, une réalisation banale, des dialogues qui se traînent, des personnages trop calibrés, bref cette volonté farouche de nous pondre un produit et rien de plus, sans même prendre la peine de s'en cacher. Ce qui rend ce film parfaitement dispensable, n'ayons pas peur des mots.


Sur ce, je vous laisse. 

 

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26 juillet 2013 5 26 /07 /juillet /2013 23:04

affiche-La-Meute-2009-1.jpg

 

Une nana qui fait de la route sans aller nulle part prend un type en stop avec des cheveux longs puis se fait emmerder par des motards hystériques jusqu'à ce que Yolande Moreau sorte son fusil. Ensuite, ça va de pire en pire.

 

Bon, La Meute, c'est de la merde. Je veux bien de temps en temps essayer de faire dans la licence poétique, tenter de trouver du bon même dans le mauvais, être conciliant, patient, compréhensif et indulgent, mais là franchement il ne faut pas déconner : La Meute, c'est de la merde.

 

Le film parvient à accumuler un tel nombre de poncifs à la minute que c'en est un cas d'école pour les étudiants en cinéma. On ne nous épargne rien. Même Haute tension n'allait pas aussi loin dans le genre, et pourtant le film d'Aja n'est en soi qu'un copié / collé de tout ce qui s'est fait avant lui. Et encore, Aja avait au moins le mérite de faire un film qui remue. Franck Richard, de son côté, assaisonne ses clichés burlesques et ses dialogues moribonds d'un rythme tellement long qu'on a envie de secouer les comédiens par les épaules. Nom de Dieu que ce film est lent. On dirait un court métrage diffusé en ralenti.

 

Et attention, ce n'est pas seulement lent et mal écrit, c'est aussi mal réalisé. En fait, c'est tellement mal réalisé qu'on ne comprend simplement pas ce qui se passe. Ou alors on s'en fiche, du coup on ne fait même plus gaffe. Les acteurs n'en ont de toute manière tellement rien à fiche qu'ils se s'embêtent même pas à jouer correctement ou, simplement, à être intelligibles. Et puis le scénario est trop nase pour qu'on ait envie de comprendre. Ce machin qui commence comme un torture-porn pour finir avec des mineurs mutants ridicules, franchement, ça ne mérite pas d'y consacrer trois neurones. Ce serait plus que ce qui a été nécessaire pour l'écrire.

 

Bon j'admets que je ne suis pas de la meilleure humeur du monde, et le ton décousu de cet article en témoigne. C'est alerte canicule au-dessus de moi en ce moment et il fait 27 degrés dans mon appartement à 23 heures passées. Mais quand même, il ne faut pas déconner, au risque de passer pour un adolescent échappé du forum de Jeuxvideo.com, je ne peux rien dire de mieux concernant ce film que c'est de la merde.

 

Sur ce, je vous laisse.

 

 

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24 avril 2013 3 24 /04 /avril /2013 22:51

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Une île paradisiaque transformée en camp de vacances et de débauche par une star de pop-surf voit chacun des membres de son personnel se faire hacher menu les uns après les autres par un mystérieux assassin masqué.

 

A la lecture de ce résumé, vous pourrez constater que je sais quelquefois avoir le sens de la concision. Mais Club Dread fait partie de ces films qui ne sont pas spécialement difficiles à décrire. L'intérêt de cette oeuvre ne réside d'ailleurs pas spécialement dans son argument initial.

 

De fait, dans quoi réside t-elle ? Si j'étais d'humeur printanière, je vous répondrais volontiers qu'elle réside en partie dans le défilé de jolies nanas en bikini ou topless auquel l'on assiste tout le long. Je sais que c'est maigre pour aimer un film, mais admettez au moins que cela ne peut pas lui faire de mal. Pour autant, autre chose permet d'apprécier Club Dread : ce film est drôle.

 

Conçu pour être pris au cinquième degré au moins, Club Dread nous offre une galerie de personnages tous plus surjoués les uns que les autres, en particulier au niveau des accents qui jamais ne cherchent à être crédibles, et dont le caractère profondément burlesque ne tombe toutefois jamais dans une excessive vulgarité. Si l'on ajoute à cela une réalisation jouant sur les codes des slashers habituels au point d'en abuser plus que de raison et des situations tellement ridicules qu'elles ne peuvent qu'engendrer l'hilarité, cela aboutit à une véritable réussite.

 

Le genre du slasher a fréquemment été parodié, mais Club Dread offre vraiment un regard neuf; un charme supplémentaire aux comédies du même acabit qui fait que le film vaut largement le coup d'oeil.


Sur ce, je vous laisse !

 

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16 février 2013 6 16 /02 /février /2013 21:52

Burke-and-Hare-New-Poster.jpg

 

William Burke et William Hare, deux escrocs irlandais exilés en Ecosse, découvrent par hasard que le marché du cadavre se porte fort bien à Edimbourg, exacerbé par la concurrence que se livrent les deux facultés de médecine de la ville et par le besoin qu'a le docteur Knox d'être régulièrement fourni en corps frais à disséquer devant son auditoire. Ne pouvant compter juste sur la chance ou le hasard pour se fournir en macchabées, les deux compères font le choix de forcer quelque peu le destin afin de pourvoir à la demande...

 

J'attendais beaucoup, sans doute trop, de ce Burke and Hare tristement affublé d'un titre français vaudevillesque (Cadavres à la pelle...) sans grande saveur. D'abord parce que le nom de John Landis est généralement un gage de qualité, tout comme celui de Simon Pegg. Ensuite, parce que l'histoire sordide et morbide de ce duo d'assassins que fut Burke et Hare est largement méconnue et n'a que très rarement eu les honneurs du cinéma d'épouvante, sauf une apparition magnifique mais totalement anachronique dans la splendide production Hammer de 1971, Dr Jekyll and Sister Hyde.

 

Le film prend soin de signaler que « toute cette histoire est vraie, sauf ce qui ne l'est pas » et ça n'a rien d'inutile : les aventures des deux assassins sont plus que romancées et ne collent en aucune manière avec ce que l'on sait de la réalité des faits. Les motivations sentimentales des personnages, le caractère fantasque de leur personnalité, sont autant d'éléments ludiques qui semblent très éloignés de la moindre vérité historique. En soi, c'est déjà une première déception. Alors que Landis tenait entre ses mains l'opportunité de réaliser une nouvelle oeuvre sombre, baroque et cruelle, à l'image de son Loup-garou de Londres, il opte finalement pour une comédie d'humour noir légère sinon frivole qu'un tel sujet ne méritait pas.

 

La deuxième déception réside d'ailleurs dans le fait que la patte de Landis s'efface totalement au sein de cette réalisation. Bien sûr, le talent est là : certains plans sont juste merveilleux, la direction d'acteur est irréprochable et le tout est techniquement parfait mais il manque la fantaisie, l'enthousiasme sinon l'hystérie propre à tant de films de Landis, qui pond ici de l'image comme un simple exécutant. Esthétiquement parlant, on a l'impression de courir après le Sweeney Todd de Tim Burton, sans les chansons ni l'ambiance. Et pour ce qui concerne le récit, il se déroule dans une linéarité vite ennuyeuse et se révèle à bien des reprises terriblement prévisible. Sans parler des ressorts humoristiques qui sentent presque toujours le réchauffé.

 

Je suis sévère mais j'y suis bien obligé : sans être nul, et même tout en étant une comédie noire tout ce qu'il y a d'honnête, Burke and Hare aurait pu être dix fois, cent fois, mille fois mieux que cela. Un film qui semble avoir de grandes ambitions mais se révèle anodin, même pas spécialement immoral, aseptisé souvent jusque dans ses quelques occasions de se montrer un peu excessif. — La fin est spécialement décevante, de ce point de vue. On se demande pourquoi Landis a éprouvé le besoin de montrer la foule sur le point de lyncher les deux assassins pour ensuite passer à totalement autre chose et livrer au spectateur un dénouement bien plus propret. Cela se ressent comme de l'autocensure explicite. C'est presque étrange...

 

Bref, Burke and Hare permet au moins de revoir Jessica Hynes, la comparse de Simon Pegg dans l'inoubliable série Spaced, ainsi que des acteurs précieux comme Bill Bailey (également un complice de Spaced, mais également et surtout l'incomparable Manny de Black Books) ou le légendaire Tim Curry. En dehors de cela, on sort de ce film en ayant l'impression d'avoir déjà vu ce genre de réalisations cent fois, et l'on se dit que, dans le registre de la comédie d'humour noire, autant revenir aux classiques et se refaire Arsenic et vieilles dentelles, ou aller chercher des films un peu plus rock'n roll tel que Big Nothing, avec David Schwimmer et... Simon Pegg.

 

Sur ce, je vous laisse.

 

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10 novembre 2012 6 10 /11 /novembre /2012 22:59

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Bárbara est une jeune étudiante légèrement frivole, dont le rêve est de rencontrer un futur chirurgien esthétique qui serait beau comme un Dieu et avec qui elle aurait deux enfants. En attendant que ce rêve ne se réalise, Bárbara joue les serial-killer, décimant son campus avec un certain talent couplé à un sens aigu du sadisme. Alors qu'elle pense avoir trouvé le grand amour en la personne d'un jeune homme dont elle s'imagine par erreur qu'il est également un tueur en série, ses nombreuses victimes reprennent vie à la suite d'une étrange manipulation neuronale et se lancent à sa poursuite.

 

Vous l'aurez compris, Sexykiller est un film dense. Il s'y passe beaucoup de choses. A tel point que l'on est en droit de se demander si l'intervention de zombies mangeurs de chair humaine était réellement nécessaire au scénario de cette comédie morbide qui aurait tout aussi bien pu s'en passer. Cette zombification tardive du film donne un peu l'impression que ses soixante premières minutes ne sont que le prologue des vingt-cinq restantes. Ou, si vous préférez, que ses vingt-cinq dernières minutes et ses morts-vivants déliquescents ne sont que le prologue des soixante premières, mais dans le fond, quel que soit le bout par lequel on l'attrape, il demeure un certain problème d'organisation du temps scénaristique.

 

Peut-être aussi est-ce une volonté revendiquée de la part du réalisateur et du scénariste. Après tout, Sexykiller ne manque pas de proposer des effets cinématographiques ou narratifs relativement inhabituels au sein du cinéma d'horreur, y-compris européen. Mais si tel est le cas, ce n'est pas une astuce des plus faramineuses. Le film fait nettement plus preuve d'originalité en nous offrant un personnage principal qui s'adresse directement à une caméra dont elle est la seule à suspecter la présence, ou simplement en voguant parmi les styles et les citations, passant du teen-movie au film de karaté, de Kill Bill à Evil Dead, sans jamais se départir de son ambiance originelle.

 

Sexykiller est un film surprenant. Comme l'héroïne le souligne elle-même, celui qui s'attendait à un nouvel avatar de Scream avec un peu plus de nichons en sera pour ses frais. Encore qu'en matière de nichons, tout amateur esthète y trouvera son compte. Pour le reste, il ne manquera pas d'être dérouté par le caractère violent, cruel, immoral et quelquefois hilarant de cette comédie noire, très noire, plus noire que noire, où les suffocations d'un jeune homme au visage prisonnier d'un emballage plastique sont accompagnées d'une musique grotesque, et dans laquelle la Barbie Girl façon Legally Blonde conserve au réfrigérateur la tête d'une de ses victimes pour l'utiliser comme accessoire d'Halloween.

 

Tout n'est pas parfait, et tout ne marche pas dans Sexykiller. Cependant, il serait dommage de ne pas dire que ce film, à défaut d'être un chef-d'oeuvre, vaut plus que largement le coup d'oeil de par sa singularité et la profonde méchanceté dont il sait faire preuve en se parant de tous les attributs de la plus sincère et la plus innocente des candeurs. On est bien plus près de l'univers d'un Alex de la Iglesia que de celle d'un Paco Plaza. Mais puisque apprécier l'un n'empêche d'adorer l'autre, qui irait s'en plaindre ?


Sur ce, je vous laisse !

 

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23 juillet 2012 1 23 /07 /juillet /2012 21:18

slash.jpg

 

Slash, pour ceux qui s'en souviennent, était le nom du guitariste des Guns'N Roses, excellent groupe de hard-rock des années quatre-vingt-dix qui m'a fait frémir les oreilles avec ses Use Your Illusion volumes 1 et 2 et son clip de You Could Be Mine dans lequel Schwarzy se rendait à un concert de rock avant de devenir gouverneur de Californie. Kurt Cobain était encore vivant et Justin Bieber n'était pas encore né. C'était le bon temps.

 

La raison pour laquelle je vous parle de cela, c'est que le groupe de rock que l'on voit dans Slash, et qui se veut le héros malheureux de cette énième histoire de famille paysanne dégénérée qui bute tout ce qui s'approche trop près de son maïs, ce groupe de rock au look tellement destroy et aux grosses guitares et gros amplis, chante une merde absolument abominable, mélange de mauvais slow pour teenager tétrasomique et de disto façon FM pour les nostalgiques de Mr. Big.

 

Le film est relativement à l'image du groupe. Disons qu'il est moins mauvais parce que ce n'est pas difficile, mais que tout de même c'est loin d'être un bon film. Je n'ai même pas spécialement envie d'user mon clavier plus que cela pour en parler. Et puis de toute manière, Slash c'est le genre de films que vous avez tous vu passer dix fois dans les bacs de dvds vendus à vil prix, deux ou trois euros dans les boutiques discount ou d'occasion et vous vous doutez bien qu'à de rares exceptions près, ce n'est pas un gage de qualité...

 

Sur ce, je vous laisse !

 

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