Mardi 24 janvier 2012 2 24 /01 /Jan /2012 01:56

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Les animateurs d'une émssion de télé-réalité traquent les faux fantômes pour mieux démontrer l'inexistence du surnaturel. Pour leur cinquantième épisode, ils se rendent dans un ancien asile d'aliénés réputé pour être l'endroit le plus hanté des Etats-Unis. Ils y découvrent assez rapidement que cette réputation est foutrement méritée.

 

Episode 50 me semblait prometteur. D'abord, l'affiche et le titre sont super beaux. Alors bien sûr on joue à mort sur les teintes de [REC] ou de Paranormal activity, mais dans la mesure où j'ai adoré le premier et beaucoup aimé le second, ça n'avait aucune raison de me rebuter.

 

Hélas j'ai bien vite déchanté, tant le film ne propose qu'un amoncellement confus de clichés caricaturaux servis par des acteurs qui n'ont pas l'air de franchement croire en ce qu'ils font. Entre les scientifiques obtus et le chrétien illuminé, les fausses interviews vérité et les effets caméra numérique, les pleurs d'enfants et les portes qui se ferment toutes seules, on n'a rien d'autre à faire devant ce film que s'ennuyer pour passer le temps. Heureusement, ça ne dure qu'une heure vingt.

 

Je suis peut-être un peu méchant : il y a une petite séquence d'environ cinq minutes sincèrement flippantes, où les réalisateurs parviennent à générer un véritable effet de tension. Voilà, c'est à peu près tout. A part ça, c'est soit très mauvais, soit mauvais, soit insipide dans le meilleur des cas. Et en plus, c'est fouillis.

 

Bref, cette petite mode des « films-vérité » façon Le Dernier exorcisme ou Phénomènes paranormaux ne parvenant pas vraiment à produire des oeuvres d'une exceptionnelle qualité, il serait peut-être intéressant que les producteurs se décident à passer à autre chose. On peut toujours rêver...

 

Sur ce, je vous laisse ! 

 

Par Cali Gari - Communauté : Horrorkult.com
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Mardi 24 janvier 2012 2 24 /01 /Jan /2012 00:39

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Résumé de l'histoire : les grands manufacturiers de cinéma et de musique sont les souffre-douleurs d'une meute de voleurs sanguinaires qui s'échangent des films ou des disques plutôt que d'aller poliment les acheter au prix fort dans les officines prévues à cet effet. En réaction, le FBI se précipite à leur rescousse et ferme un site d'hébergement utilisé partout dans le monde, y-compris légalement par des entreprises ou des particuliers qui n'ont rien à se reprocher.

 

Comme certains méchants internautes l'ont fait remarquer, il a donc été plus aisé pour le gouvernement américain de faire fermer Megaupload que le cachot sordide et inhumain qu'est Guantanamo. C'est qu'on a le sens des priorités, aux Etats-Unis ! Et à l'Elysée aussi, depuis laquelle monsieur notre encore Président s'est jeté sur son service de communication pour applaudir des deux mains cette merveilleuse et totalement unilatérale initiative américaine, rapidement relayé par son ministre de la Culture qui, toute sa vie, a vécu sur le dos de l'art et ne peut de fait décemment pas comprendre que cela puisse servir à autre chose qu'à fabriquer de l'argent.

 

Les « majors », comme on dit, accusent Megaupload d'un manque à gagner de plusieurs centaines de millions de dollars. Elles sont convaincues que tout le monde achèterait leurs dvds et leurs disques hors de prix si le téléchargement pirate n'existait pas. Que feront-elles le jour où elles constateront qu'en fait, les braves vaches à lait que sont censés être les consommateurs préfèreront se passer de regarder ou d'écouter leurs productions au rabais plutôt que de leur consacrer le moindre centime ? Elles demanderont au FBI de rendre obligatoire l'achat de leurs produits ?

 

En attendant, il existait des sites qui proposaient en partage des oeuvres jamais éditées en dvds ou introuvables sur le marché français. Ils se voulaient responsables, retiraient les liens de partage dés que l'oeuvre était mise sur le commerce, ce qui n'arrivait que rarement, et faisaient ainsi survivre un cinéma dont les majors n'ont jamais respecté le caractère artistique. Ces sites, que je ne cite pas pour ne pas leur créer de problèmes, se retrouvent aujourd'hui avec des liens morts sur les bras, obligés de fermer leurs portes en attendant des jours meilleurs.

 

Le cinéma d'horreur et d'épouvante est particulièrement concerné par ce drame, car c'en est un. Des milliers de films n'ont jamais bénéficié d'un transfert sur support dvd, et ne bénéficieront probablement pas plus d'un transfert sur support blu-ray, en attendant le nouveau format que nous préparent les marchands de technologie pour nous faire encore un peu plus cracher au bassinet. — Mais pas question pour autant de se les partager. Pas question de les héberger. Pas question de leur permettre d'exister encore. Les majors considèrent que de l'argent qui n'est pas gagné, c'est de l'argent perdu. Tout ce qu'on ne leur donne pas, on le leur vole. Elles considèrent que le monde leur appartient, et le FBI leur donne raison.

 

Megaupload n'a rien d'une entreprise de doux philanthrope, c'est évident. Mais les bénévoles, les passionnés, les illuminés de cinéma qui utilisaient les services de cette société, sont eux de véritables humanistes. Tandis que les majors, les grands studios hollywoodiens, les producteurs tout-puissants, les tortionnaires de la différence, les raboteurs de la créativité, ne valent guère mieux que les rats dont ils partagent le mode de vie et les appréciations esthétiques.

 

Il va de soi qu'ils mènent une guerre perdue d'avance, le monde finira par leur marcher dessus et les forcera à s'adapter, à concéder. Mais en attendant, la petite bataille qu'ils se vantent d'avoir gagné produit de bien innocentes victimes.


Sur ce, je vous laisse.

 

Par Cali Gari
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Mardi 20 décembre 2011 2 20 /12 /Déc /2011 00:04

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Et bien voilà, j’avais dit que j’allais le faire et donc je le fais : je vais oser rédiger un article sur Halloween de John Carpenter. Remarquez que ce n’est pas la première fois, ni la dernière, que j’ose m’attaquer ainsi à un classique aussi remarquable. Après tout, essayer de rédiger quelque chose sur Les Oiseaux, ce n’était pas mal non plus dans le genre. Mais le principe de ce blog est immuable : je rédige des critiques sur les films que je vois ou revois, et j’ai revu Halloween, et donc je rédige une critique sur Halloween.

 

Mais déjà je sens que quelques cinéphiles ayant le sens du mélodrame vont s’écrier « Quoi ? Vous osez comparer Halloween aux Oiseaux ? Carpenter à Hitchcock ? Michael Myers à la Mouette Rieuse ? » Oui, j’ose !

 

Ça m’a toujours fait chier, si vous me permettez une parenthèse, ces personnes qui considèrent qu’il faut toujours tout hiérarchiser tout le temps et ne jamais comparer quoi que ce soit. Et qui s’offusquent avec leurs « Tu oses ». « Tu oses comparer Thomas Fersen à Charles Trénet ? Tu oses comparer Coline Serreau à François Truffaut ? Tu oses comparer Pincemi à Pincemoi ? » et j’en passe et des meilleures. A force, tout de même, c’est gonflant. Si on les écoutait, il faudrait pratiquer une sorte d’autarcie culturelle et ne jamais comparer les choses qu’à elles-mêmes.

 

Halloween, évidemment, c’est un chef-d’œuvre. Troisième film de John Carpenter, et le voici d’ores et déjà parmi les plus grands. Ce n’est pas seulement qu’il a réalisé un grand film, c’est qu’il a tout simplement donné naissance au genre du slasher. Sans Carpenter et sans Halloween, nous n’aurions jamais connu cette vague de films à tueurs masqués qui ont investi les écrans durant les années quatre-vingt, et même si ce n’est pas forcément mon genre de prédilection, et même si cette mode s’est – comme toutes les modes – imposée aux dépens d’autres pistes originales ou créatives, ça aurait tout de même été dommage de s’en passer.

 

Une chose est certaine : peu de réalisateurs peuvent se vanter d’avoir donné naissance à un genre, et pas seulement au sein du cinéma d’horreur. Romero a créé le zombie moderne, qui a mis quarante ans pour devenir une référence absolue et (sur)exploitée dans le registre de l’épouvante, et John Carpenter a créé le slasher, libre adaptation américaine du giallo, avec ses codes et ses cahiers des charges, son tueur au masque personnalisé, ses adolescents idiots qui se font massacrer dés qu’ils font l’amour, sa vierge que l’on épargne en fin de compte et d’autres signes distinctifs dont Scream, si mes souvenirs sont bons, fit une liste relativement exhaustive.  

 

Oh bien sûr il y avait des prémices. Massacre à la tronçonneuse est-il un slasher ? On peut se poser la question, cela va de soi. J’aimerais d’ailleurs qu’on évite de me la poser parce qu’elle a tendance à me mettre dans l’embarras. Mais oui, j’imagine que l’on peut considérer le film de Tobe Hooper comme un pré-slasher. Ce ne serait pas le seul, d’ailleurs…

 

Mais qu’est-ce qui fait, ou qu’est-ce qui a fait, de Halloween une œuvre aussi marquante. Pour commencer, le simple fait qu’elle se déroule durant Halloween. A la base le film n’était pas censé se dérouler à cette période, l’idée de situer l’action le 31 octobre est de Carpenter lui-même qui avait saisi l’intérêt de focaliser l’attention narrative sur une date particulière, et d’autant plus marquante dans le cas de la fête d’Halloween. Cela se retrouvera fréquemment par la suite. Comme les Nuls le firent remarquer, Vendredi 13 n’est plus très intéressant le Samedi 14...

 

La chose amusante, c’est qu’en 1978 cette fête anglo-saxonne n’était pas connue du tout en France, ce qui explique cet étrange titre, La Nuit des masques, et ces constantes références à la « veille de la Toussaint » en guise de périphrase pour désigner Halloween. Ce qui nous rappelle d’ailleurs que la Toussaint n’est qu’une adaptation chrétienne de la fête des morts que célébrait nos lointains ancêtres païens. Ce n’est pas nouveau, et puis c’est comme Noël qui n’était jamais que la célébration du solstice d’hiver. Franchement, s’amuser à décorer un arbre, vous trouvez vraiment que c’est très catholique ? Je vous le dis comme je le pense : ça sent le druide à plein nez…

 

Essayons de revenir à Halloween est d’en égrener les qualités. D’abord, son générique. Vous avez le droit de trouver que la musique de Carpenter exécutée par ses soins sur son clavier Bontempi est risible, elle fait pourtant son petit effet et, collée sur l’image d’un Jack-o-lantern luisant dans le noir d’une manière sinistre, donne à voir ce qui est pour moi l’un des plus beaux génériques de toute l’histoire du cinéma d’épouvante. Un visage inhumain au sourire sardonique, une flamme rouge qui brûle en son sein sans le consumer, c’est le Mal vu par Carpenter et c’est la plus belle allégorie qu’on en puisse imaginer.

 

Ne vous étonnez pas si je sombre comme cela dans des délires de groupies : je ne me revendique d’aucune forme d’objectivité quand il s’agit de parler de John Carpenter. Je suis même prêt à défendre Les Aventures d’un homme invisible s’il le faut vraiment.

 

Plus sérieusement, je ne parle pas de visage inhumain par hasard. L’un des thèmes récurrents du cinéma de Carpenter est la déshumanisation. C’est même plus qu’un thème récurrent, c’est une obsession de son cinéma. Déjà, Assaut nous présentait des malfrats tellement dénués de conscience qu’ils en devenaient des monstres insoucieux de la vie ou de la mort, y-compris de la leur. The Thing ou Le Village des damnés s’intéressaient à des entités extraterrestres se substituant à l’humanité. L’Antre de la folie ou La Fin absolue du monde, deux de ses plus grands chefs-d’œuvres, abordent le thème de la désincarnation par l’art et la fiction prenant le contrôle de la réalité. Et Halloween, donc, nous présente Michael Myers, l’humain qui a cessé de l’être, le Mal dans toute sa logique destructrice, le croque-mitaine, le monstre, l’ogre.

 

L’un des plus jolis plans du film se situe peut-être dans la scène d’introduction, où l’on suit en caméra subjective le jeune Myers alors qu’il commet son tout premier meurtre, celui qui lui vaudra de passer quinze ans dans un asile psychiatrique. Tandis qu’il poignarde sa sœur Judith, nous voyons son regard quitter le corps meurtri de sa victime pour regarder son propre bras donner des coups de couteau. Ici se contient Michael Myers : un assassin mécanique qui se regarde tuer plus encore qu’il ne tue. On le retrouve quinze ans plus tard dodelinant de la tête comme une poupée face au corps qu’il vient d’embrocher contre une porte. C’est le même. Sans conscience, sans compréhension, peut-être en quête de sens face à son propre instinct destructeur.

 

Dans son remake assez médiocre, Rob Zombie a cherché a creuser encore plus la psychologie de Myers, insistant sur la notion du masque, sur les motivations du personnage. Une entreprise à la fois louable et finalement inutile. Carpenter livre dans son film une foule d’indice permettant à chacun de se faire une idée, ou plusieurs, de la mentalité de ce personnage. Il laisse la porte ouverte à de nombreuses interprétations, lorsque Zombie sombre finalement dans de l’analyse de comptoir plutôt fouillis, sinon merdeuse.

 

Myers est-il humain ? Est-il mortel, plus simplement ? Est-il intelligent ou, au contraire, totalement demeuré mental ? Est-il un enfant meurtrier dans un corps d’adulte, ou un adulte meurtrier qui s’incarna dans le corps d’un enfant ? Est-il innocent ? Est-il vivant ? Est-il réel ?

 

Toutes ces questions, et plus encore, on peut se les poser durant l’heure et demie que dure le film. Et l’on peut également se demander qui est Laurie Strode. Le rythme volontairement lent du film insiste énormément sur ce personnage et sur sa rencontre à venir avec Myers, qui apparaît comme son destin. Si les suites ont étoffé l’étrange relation qui les unit tous les deux, il est bon de noter que Carpenter laisse là encore planer le doute et permet à chacun de se faire sa propre opinion, sa propre interprétation.

 

Mais je vais arrêter de vous faire chier avec toutes ces considérations éthérées et dire quelques mots tout bête sur les qualités intrinsèques du film : son rythme que je viens d’évoquer, et qui crée une tension allant crescendo, un cauchemar prenant ses aises et surgissant enfin dans un déferlement de violence frôlant le surréalisme. Son ambiance, mettant en contraste la vie paisible d’une banlieue paisible et la cruauté qui vient prendre possession des lieux et révèle ses habitants dans leur vraie nature, celle de gens qui ferment leurs portes à clé quand une jeune fille en pleurs demande de l’aide. Et ses acteurs, Donald Pleasance et Jamie Lee Curtis en tête, sans qui le film n’aurait pu avoir une telle force, ni une telle présence.

 

Il se fait tard, j’ai envie d’aller regarder un documentaire sur le Ku Klux Klan puis me coucher ensuite, donc je vais conclure de manière un peu abrupte pour vous dire, en un mot, que Halloween fait partie de ces films que je regarde pour la centième fois sans parvenir à me départir d’un sourire sur mon visage. Un grand film, efficace, profond, subtil et dense. Du Carpenter, en somme. Dans toute sa splendeur.


Sur ce, je vous laisse !

 

Par Cali Gari - Communauté : Horrorkult.com
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Lundi 19 décembre 2011 1 19 /12 /Déc /2011 22:34

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Au début du film, Milla Jovovich en personne vient se présenter et nous explique que le film que nous allons voir et dans lequel elle interprète le personnage d'Abbey Tyler est basé sur des faits réels et mélange images de fiction et documents audios ou vidéos authentiques. Elle nous avertit également que nous allons assister à des scènes pour le moins perturbantes. Et nous on se dit que si Jeanne d'Arc nous balance des trucs pareils, c'est que ce ne sont pas des blagues...

 

Et on a tort : les soi-disants documents authentiques sont des oeuvres de fiction et les évènements décrits dans le film ne reposent sur aucune réalité tangible. Il est assez rare de voir un réalisateur prendre le parti de mentir sciemment à son spectateur, en général on se contente de procéder par allusions sans trop se mouiller. Le seul autre exemple qui me vient en tête est l'introduction de Massacre à la tronçonneuse, qui elle aussi prétend que le film relate des faits véridiques alors qu'ils ont été, naturellement, inventés du début jusqu'à la fin. N'allez pas croire que de désapprouve moralement un tel choix : l'artiste a parfaitement le droit de mentir à son public et c'est même une démarche intéressante tant c'est rare au sein de la création cinématographique.


Du coup, d'un point de vue purement narratologique, le film offre des éléments vraiment passionnants. On a le mélange entre la « fiction » dans laquelle jouent des acteurs présentés comme tels et des images ou des sons prétendument « réels » mais qui relèvent également de la fiction. Et sur l'écran se superpose ces deux fictions, dont l'une est une réinterprétation de l'autre. Ça devient un peu fouillis quand le réalisateur nous la joue Brian de Palma en divisant l'écran en quatre plans différents pour mélanger les instances narratives, mais c'est tout de même le genre de concepts que j'aime bien.

 

Après, en dehors de cela, le film a ses bons et ses mauvais côtés. Il ne brille pas spécialement par l'originalité de son propos mais il a le mérite de bien poser la tension et promet quelques jolis bonds dans son fauteuil. Je ne sais pas si le côté documenteur de Fourth Kind le sert vraiment, en fait. Même sans aller voir sur Wikipedia, on se rend compte assez vite que les images ou sons « réels » sont tout autant bidonnés que le reste et même si le cerveau s'y laisse un petit peu prendre, on n'entre pas totalement dedans non plus. D'autant que certains éléments un peu plus naïfs que le reste nuisent à la crédibilité de l'ensemble. Le coup du prof de sumérien miraculeux, par exemple. Le genre de trucs qui n'arrivent que dans des films de science-fiction, il faut dire ce qui est...

 

Le fait aussi de tout mélanger dans le but de convaincre ou de faire douter n'est pas du meilleur goût. Affirmer que onze millions de personnes ont déjà témoigné avoir vu un OVNI et que cela rend possible la théorie des enlèvements extraterrestres a de quoi faire pleurer n'importe quel ufologue amateur. Il y a tout de même un monde entre le fait d'observer des lumières rouges dans le ciel et celui de se faire planter des aiguilles dans l'épaule à l'intérieur d'un vaisseau spatial...

 

Du coup, le film invente même une nouvelle terminologie. Le premier type, c'est voir un OVNI. Le second type, c'est voir des preuves d'un OVNI (les traces circulaires dans les champs, pour citer l'exemple le plus connu). Le troisième type, popularisé par Spielberg, c'est entrer en contact avec des extraterrestres. Et donc, le quatrième type, c'est se faire enlever par ces mêmes extraterrestres. Le cinquième type, je vous laisse deviner vous mêmes de quoi il pourrait bien s'agir, bande de cochons et cochonnes que vous êtes...

 

A noter pour autant que The Fourth kind était plutôt un bon titre mais que les producteurs français ont, comme d'habitude, préféré affubler le film d'un machin plus vendeur, comme Phénomènes paranormaux qui cherche éhontément à ressembler à Paranormal activity dans l'espoir de tromper le spectateur. Les québecois ont été plus respectueux, cela ne surprendra personne. Mais bon, bref.

 

Mais bon bref, voici donc un film qui par certains côtés ne manque pas d'originalité et qui, par d'autres, aurait bien fait de mieux creuser son propos. On reste sur sa faim, nettement, mais certains passages valent sincèrement le détour et font que l'on n'a pas totalement l'impression d'avoir perdu son temps. En matière de supercherie ça ne vaut pas Blair Wicth, mais il y a objectivement de l'effort. En somme, un film passable sans mention particulière. 

 

Sur ce, je vous laisse !

  

Par Cali Gari - Communauté : Horrorkult.com
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Jeudi 8 décembre 2011 4 08 /12 /Déc /2011 22:57

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Résumé des épisodes précédents : tandis que Cali Gari, votre serviteur, se retrouve avec deux critiques en retard, à savoir celle d'Halloween qu'il a revu récemment et celle de L'Enfer des zombies qu'il a revu encore plus récemment, voilà qu'il préfère s'ingérer encore un troisième film et qu'il en rédige la critique à vingt-trois heures, juste avant d'aller se coucher, sans doute pour se déculpabiliser. D'aucuns, vilaines langues, diront que c'est la belle blonde avec la grosse mitraillette sur l'affiche qui l'a décidé à regarder le film et que tout cela relève encore du fantasme de la femme phallique ou je-ne-sais quelles billevesées freudiennes mais en fait pas du tout, puisque je ne connaissais pas l'affiche lorsque je me suis lancé dans ce film. Si je l'avais connue, je l'aurais regardé plus tôt.

 

World of the dead se présente donc comme la suite – relative, les deux films ne sont pas vraiment reliés, sauf erreur de mémoire de ma part – de Zombie diaries, sorti en 2006 et qui avait été fraîchement accueilli sans que je puisse vraiment dire pourquoi puisque pour ma part, et j'ai déjà eu l'occasion de l'évoquer précédemment, j'avais trouvé ce film tout ce qu'il y a de plus honnête. Et voilà t-y pas que la même chose se reproduit cinq ans plus tard pour ce Zombie diaries 2, qui se voit attribué sur Imdb exactement la même note que son prédécesseur, à savoir un piètre 4,2 sur 10, alors que nous sommes en présence d'un film tout à fait recommandable.

 

Bon, évidemment, le scénario ne renouvelle franchement pas le genre. On est comme toujours dans le schéma post-apocalyptique classique, avec quelques soldats qui tentent de survivre dans le merdier environnant, composé en l'occurrence de zombies en surnombre et de voyous débiles et sadiques tout droit sortis d'un film de Wes Craven première période. Et tout comme Zombie diaries, le film se présente sous la forme du documentaire, caméra embarquée qui bouge beaucoup et tout le toutim. Pour alourdir encore le tableau, on admettra volontiers que les effets flash-backs récurrents au fur et à mesure de la narration ne sont pas spécialement inspirés et fatiguent un peu malgré leur briéveté. Mais bon.

 

Mais bon, World of the dead propose tout de même une belle tension qui se maintient du début à la fin, une atmosphère froide et angoissante, où les grands espaces chargés de menace se succèdent aux huis-clos effrayants dans des maisons isolées et, naturellement, peu sécures. Certaines situations sont certes prévisibles au possible mais elles parviennent à faire leur petit effet, soutenues pour cela par des comédiens qui savent faire leur métier et une réalisation qui maintient son sujet. Même les incohérences stylistiques, et il y en a quelques-unes, ne gâchent pas le plaisir.

 

Alors soyons franc : si je devais conseiller prestement un film de zombie dans le même genre que World of the dead, je citerais en premier lieu le Diary of the dead de Romero et en second lieu le premier Zombie diaries. Mais si vous avez déjà vu ces deux-là ou si vous avez à tout prix envie de regarder un film avec le mot World dedans, alors World of the dead vaut quand même le détour. A mon humble avis, naturellement.

 

Sur ce je vous laisse, non sans me demander ce que les fabricants de titres du cinéma d'épouvante nous réserve pour l'année prochaine. Planet of the dead ? Universe of the dead ? Circus of the dead ? Mushrooms of the dead ? Viagra of the dead ? Enema of the dead ? Dead of the dead ? Les paris sont ouverts...

Par Cali Gari - Communauté : Horrorkult.com
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