Mercredi 30 mai 2012 3 30 /05 /Mai /2012 20:22

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Un gamin en fauteuil roulant par trop couvé par ses parents se retrouve, ainsi que sa soeur qu'il embarque bien malgré elle dans l'aventure, confronté au loup-garou qui s'amuse à semer le trouble et l'effroi dans la petite ville où tout ce joli monde habite.

 

Je l'ai déjà dit je crois, je le redis parce que je n'ai aucune imagination : les bons films de loups-garous sont rares. De fait, on est souvent amené à se montrer moins critique qu'avec des films de zombies ou de vampires qui, eux, ne manquent pas de chefs-d'oeuvre et alimentent fréquemment la production générale du cinéma d'épouvante. Aussi, même si Peur bleue n'a rien d'un miracle, je dois admettre qu'à ma grande et heureuse surprise j'ai passé un très bon moment devant.

 

Ce n'est pas sans déplaisir que l'on tombe sur cette oeuvre typiquement « kinguienne », avec une certaine faculté à mener une intrigue parfaitement commune en lui donnant un je-ne-sais-quoi de différent, suffisant pour que cela marche, agrémenté d'un humour tout particulier et de personnages hauts-en-couleur. On s'amuse volontiers de voir un loup-garou opter pour une batte de base-ball afin de massacrer l'une de ses victimes, et l'on s'intéresse beaucoup à ce personnage principal, jeune garçon en fauteuil roulant, que ses parents surcouvent pour mieux supporter leur sentiment de culpabilité à son égard et que seuls, au sein de sa famille, son oncle alcoolique et sa grande soeur un peu jalouse prennent la peine de traiter comme un enfant normal.

 

Le scénario n'a rien d'exceptionnel et se révèle même rapidement prévisible, mais ces petits éléments dont je viens de donner quelques exemples font toute la différence, ainsi tout de même qu'une réalisation nerveuse, sinon violente, qui maintient son rythme et ne s'égare pas dans les fioritures. Les effets spéciaux sont également plutôt réussis.

 

Bref, un film parmi d'autres, c'est vrai, mais cela n'a rien d'infâmant et n'empêche pas Peur bleue de compter parmi les films que tout amateur de loup-garou trouvera intérêt à regarder !


Sur ce, je vous laisse.

 

Par Cali Gari
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Vendredi 25 mai 2012 5 25 /05 /Mai /2012 02:05

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Donc en gros c'est l'histoire d'une ancienne pasteur qui a vu son mari et sa petite fille se faire sacrifier au Soudan et qui a perdu la foi et qui consacre sa vie depuis à expliquer scientifiquement les miracles et qui se voit demander d'aller jeter un oeil dans les bayous où des tas de fléaux bibliques arrivent et elle y va et là elle découvre qu'en fait Dieu existe et que les fléaux sont pour de vrai et les miracles aussi, qui l'eut cru ?

 

C'est une règle établie : quand vous avez, dans un film américain, un personnage qui se revendique clairement athée, vous pouvez être certain qu'il trouvera ou retrouvera la foi à la fin de l'histoire. Pour les américains, l'athéisme est une sorte de maladie. Un défaut. Il est absolument scandaleux, dans leur étrange conception de la laïcité, qu'on puisse ne pas croire en Dieu ou ne pas faire la promotion de la croyance religieuse. Une jolie tendance qui nous revient d'ailleurs dans une Europe en crise où il convient de se regrouper en communautés, parfois ethniques, mais avant tout religieuses. Bref.

 

Certes, on peut faire des films magnifiques sur la question de la foi. C'est un sujet passionnant, qui va bien au-delà de la question de l'existence ou non d'un Dieu. L'Exorciste l'a démontré. Mais là ce n'est simplement pas le cas. Il est juste question de caricature : la bonne femme voit sa foi revenir et s'en aller comme si elle était montée sur ressort. A cause de ces vilains nègres qui ont massacré sa famille elle s'était éloignée de Dieu, mais une gentille fille blonde aux yeux bleus va la ramener dans le droit chemin...

 

Le film est d'autant plus amusant qu'il ne sait pas vraiment de quoi il parle. Les personnes qui s'occupent d'expliciter scientifiquement les prétendus miracles ne le font pas dans le but de démontrer que Dieu n'existe pas. Il est parfaitement impossible de démontrer que quelque chose n'existe pas, par ailleurs. On ne saurait affirmer qu'il n'y a pas de monstre dans le Loch Ness. On peut juste dire que personne n'en a jamais vu un. Et pour être tout à fait clair, les théories supposant la présence d'un monstre dans le Loch Ness sont nettement plus rationnelles que celles tendant à démontrer l'existence d'un Dieu...

 

Bon, bref, je donne sans doute l'impression de parler de tout sauf de mon sujet mais le coeur du film est pourtant contenu là-dedans : d'accord il y a de gros effets spéciaux, des effets de suspense, des effets de surprise, des twists et tout le tralala, mais il y a surtout une bonne grosse propagande vous expliquant que ne pas croire en Dieu c'est MAL. Adorer Satan aussi, d'ailleurs, mais bon ça on était déjà au courant.

 

Bref, il convient donc de rappeler quelques faits objectifs : Dieu n'existe pas. C'est un fait. La religion est porteuse de haine et de destructions. Encore un fait. Les propagandistes religieux sont des gens intolérants qui considèrent que tout le monde devrait penser comme eux. Un autre fait. Et The Reaping est un film sans grand intérêt, sauf pour les culs-bénits et les amateurs de mysticisme bon marché. Un dernier fait.


Sur ce, je vous laisse. Ite missa est.

Par Cali Gari - Communauté : Horrorkult.com
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Jeudi 24 mai 2012 4 24 /05 /Mai /2012 22:55

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C'est bientôt Nowel et vive le vent d'hiver, et dans une Sorority basée sur un quelconque campus américain de jeunes et charmantes étudiantes ainsi que leur vieille alcoolique de gouvernante s'apprête à prendre leurs vacances de fin d'année, un heureux départ qui sera malheureusement terni par les appels obscènes et angoissants d'un maniaque qui s'amuse à les harceler au téléphone, ainsi que par les meurtres abominables dont ces charmantes demoiselles vont devenir les victimes.

 

Je ne sais pas si vous connaissez Bob Clark, mais pour ce qui me concerne, et après n'avoir vu que deux films de ce réalisateur, je suis sous le charme et bluffé. Son Mort-vivant (Dead of night) était une merveille, superbe satire de la guerre du Viet-Nam et du retour des soldats sur le sol américain passé au prisme d'une histoire de zombie, et son Black Christmas est captivant, sinon capiteux.Il semblerait que Clark ait ensuite quelque peu déserté le cinéma d'épouvante pour se consacrer à des réalisations familiales qui n'ont pas l'air spécialement enthousiasmantes, mais rien que pour ces deux films son nom mérite de figurer au Panthéon des grands réalisateurs du genre. Car notre ami nous a quitté, hélas, voici quelques années, victime (ainsi que son fils) d'un chauffard bourré qui roulait à contre-sens.

 

Ce qui surprend le plus dans Black Christmas, c'est son caractère précurseur. Si Halloween est souvent considéré comme le premier Slasher « officiel » de l'histoire du cinéma d'épouvante, force est de reconnaître que certains films pourraient aisément prétendre à ce même titre, et cela n'est pas faire injure au grand John Carpenter que de le signaler. Naturellement, on retrouve les principes du slasher dans le giallo, et de fait Six femmes pour l'assassin de Mario Bava – dont je devrais vous causer prochainement un peu plus longuement, il est prévu dans ma liste des films à revoir – est incontestablement annonciateur du genre, tout comme l'est de manière assez criante Black Christmas.

 

Cependant, je ne tiens pas à m'attarder outre-mesure sur des données purement historiques. D'accord, la mise en scène des meurtres, la personnalité du tueur, la nature des victimes, la cadence même du film relèvent clairement du slasher avant l'heure, mais ce n'est pas cela qui fait le seul intérêt du film, loin s'en faut. J'ai même envie de dire que ce sont les éléments qui font que Black Christmas n'est pas encore tout à fait un slasher qui lui confèrent une qualité surprenante. Le fait, par exemple, de voir le film s'attarder sur les personnages avec un certain sens de la densité, leur donnant un fond à la fois tragique et ironique qui souligne avec d'autant plus de force le caractère violent, sadique, honteux des crimes dont ils sont victimes. Alors que les slashers, bien souvent, ne verront dans leurs personnages que des machines à se faire trucider bien pratiques pour faire avancer l'intrigue jusqu'à sa durée syndicale d'une heure et trente minutes. Ici le meurtre est humanisé : ses conséquences et ses répercussions directes nous apparaissent, notamment dans la quête pour le moins tragique de ce père à la recherche de sa fille dont il ignore, contrairement au spectateur, qu'elle a été assassinée.

 

Car c'est là encore un élément fort intéressant de Black Christmas : il parvient à entremêler les intrigues secondaires sans, à aucun moment, devenir confus. Chaque pièce du scénario complète l'ensemble à merveille, et pourtant ce scénario est largement morcelé, très complexe en réalité, et nous fait naviguer de personnages en personnages, de personnalités en personnalités, alternant angoisse et comédie, tout en demeurant entier, parfaitement complet.

 

On admettra volontiers – enfin moi j'admettrai, vous faites ce que vous voulez – que le film n'est pas totalement exempt d'incohérences, dans l'attitude des policiers par exemple à qui l'idée de fouiller à fond une maison dans laquelle des gens disparaissent à tour de bras ne semble jamais venir, mais pris dans le tourbillon de la narration on ne s'y attarde finalement pas trop. En revanche, on se fait totalement capter par le tueur, personnage à la fois principal et invisible qui ne s'exprime qu'à travers ses crimes ou ses coups de téléphone dont la teneur devient de plus en plus cauchemardesque et fascinante à mesure que progresse l'action.

 

Bref, vous l'aurez compris j'espère malgré le fichoir monumental de cet article, Black Christmas m'a tapé dans l'oeil. Encore une belle production des années soixante-dix, riche en chef-d'oeuvre tant issus des grands studios que des structures plus indépendantes ou underground. Esthétiquement très beau, soufflant le chaud et le froid, violent et malsain mais non dénué d'une certaine poésie macabre, je recommande et j'approuve !

 

Et sur ce, je vous laisse.

 

Par Cali Gari - Communauté : Horrorkult.com
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Mardi 22 mai 2012 2 22 /05 /Mai /2012 21:47

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Mai 2007, second tour des élections présidentilles qui consacrent Nicolas Sarkozy à la tête de l'Etat. Votre serviteur dépité par ce qu'il juge — et l'avenir lui donnera raison — une catastrophe nationale, décide de se vider la tête en regardant un film où des vers géants mangent des gens. C'est fort heureusement très précisément ce que Tremors lui propose, et malgré toute sa rogne et sa rancoeur, votre serviteur susnommé parvient tout de même à passer une soirée acceptable.

 

Mai 2012, depuis quelques jours Nicolas Sarkozy n'est plus Président de la République et votre éternel serviteur, accompagné par un ami qui lui ne l'est pas, votre serviteur, ressort de sa dévédéthèque le Tremors dont je vous entretenais au sein du paragraphe précédent et passe de nouveau devant une fort bonne soirée, tout libéré qu'il est du goût de la défaite et de la peur pour sa patrie en danger.

 

Ainsi, de même qu'un dessin de Reiser en une d'un Charlie-Hebdo de 1973 proclamait : « La gauche se console : on a les plus belles femmes ! », votre serviteur pourrait clamer sans craindre de passer pour un mauvais esprit : « La gauche se réjouit : elle a les meilleurs films ! ». Vous en connaissez beaucoup, vous, des bons films de droite ? Le jour où Ken Loach signera des biopics hagiographiques de Margaret Thatcher, on en reparlera. Mais ce n'est pas gagné.

 

Ce petit intermède politique achevé, empressons-nous de dire quelque chose d'important : Tremors n'a rien, mais alors rien du tout de politique. Autant dire que cette introduction n'avait aucun lien d'aucune sorte avec le film dont je suis censé vous causer. Mais de toute manière, Tremors étant ce qu'il convient d'appeler un film culte, vous l'avez déjà tous probablement déjà vu ou en avez suffisamment entendu parler pour que cet article soit aussi vain que vaniteux.

 

Mais je vais tout de même vous dire pourquoi j'aime tellement Tremors : parce que c'est un film qui s'assume. Déployant ses personnages à la fois typiques et extraordinaires, caricaturaux mais subtils, au sein d'une situation totalement délirante qu'il mène de A à Z sans jamais dévier de sa trajectoire, il est un magnifique exemple de film d'exploitation ironique qui ne fait ni dans le pastiche, ni dans la parodie. C'est juste, je le répète, un film qui s'assume. On retrouve ça dans La Petite boutique des horreurs de Frank Oz, on retrouve ça dans Convoy de Sam Peckinpah, on retrouve ça peut-être dans Pierrot le fou de Godard, bref on retrouve ça un peu partout, mais pas tout le temps, et même presque jamais...

 

Drôle et prenant, terriblement attachant aussi, Tremors est un film universel, le genre de films que tout le monde est susceptible d'aimer, qui vous charme sans crier gare et vous demeure en tête bien plus longtemps qu'on ne l'aurait cru. Aussi futile voire bébête puisse t-il paraître, c'est un film que je n'hésiterais jamais à défendre et qui compte parmi mes préférés. Prochaine étape : revoir ses différentes suites qui m'avaient elles aussi fait un immense plaisir !

 

Sur ce, je vous laisse...

Par Cali Gari - Communauté : Horrorkult.com
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Lundi 14 mai 2012 1 14 /05 /Mai /2012 19:47

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Le gamin, déjà grand, est schizo tendance maniaque au grand coeur, la maman est malade et fait caca dans le lit sans prévenir, le père se bat pour que la maison mille fois trop grande pour eux trois ne soit pas vendue, bref c'est un imbroglio sans pareil qui ne se simplifie pas lorsque fiston schizo décide de prendre soin de maman malade pendant que papa grogon a le dos tourné.

 

The Living and the dead a quelques qualités : ses interprètes ne sont pas spécialement mauvais (Leo Bill est même très convaincant) et le film propose une petite dizaine de plans pas trop moches. Mais il n'en reste pas moins un gros défaut : tout cela est parfaitement et totalement inintéressant. Simon Rumley étire sur une heure trente ce qu'il aurait pu raconter en vingt minutes, sans que cela soit plus agréable à regarder. La lourdeur avec laquelle il insiste sur des évidences met en relief son manque criant de créativité, et ses tentatives esthétisantes n'apparaissent que comme de vilains prétextes pour faire mumuse avec une caméra qui n'a rien à dire.

 

Profondément malsain sans parvenir à devenir dérangeant tant il est soporifique, The Living and the dead compte parmi ces films dont on se demande pourquoi on les achète au moment où on les achète, pour ensuite se demander pourquoi on les regarde au moment où on les regarde. Ce n'est pas pour le plaisir de dire du mal, mais là c'est vraiment du très mauvais de tout partout.

 

Sur ce, je vous laisse !

 

Par Cali Gari - Communauté : Horrorkult.com
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